
Les déclarations de Donald Trump mercredi, où il a averti « Les Iraniens ont intérêt à devenir intelligents, et vite ! », ont ravivé les tensions autour d’un blocus américain qui menace de prolonger l’impasse au détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce pétrolier mondial.
Le conflit, déclenché le 28 février par une frappe conjointe israélo‑américaine sur Téhéran, a fait des milliers de morts en Iran et au Liban. Malgré une trêve annoncée le 8 avril, les négociations, médiées au Pakistan, restent bloquées. Trump a indiqué que les États‑Unis pourraient maintenir un blocus des ports iraniens pendant « plusieurs mois » afin de contraindre Téhéran à suspendre son enrichissement d’uranium pendant vingt ans. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répliqué que Washington cherchait « à activer la pression économique et les divisions internes pour nous affaiblir de l’intérieur ».
Conflit de données : Source 1 indique que le Brent a franchi 119 $ le baril, le plus haut depuis 2022, tandis que Source 2 cite 117 $. Les deux chiffres témoignent d’une forte hausse du prix du pétrole.
Le coût estimé de la guerre pour le Pentagone s’élève à 25 milliards de dollars, selon le ministre de la Défense Pete Hegseth. En Iran, le rial a atteint son niveau le plus bas face au dollar depuis 1979, accentuant le pessimisme populaire : un architecte de 52 ans, Ali, déclare ne plus avoir « d’espoir quant à l’issue des négociations ».
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Prix du Brent (USD/baril) | 117‑119 |
| Personnes menacées de pauvreté (ONU) | +30 millions |
| Population libanaise en insécurité alimentaire | 1,2 million |
| Coût du conflit (Pentagone) | 25 milliards $ |
Au Liban, deux civils, dont un militaire, ont été tués dans une frappe israélienne, tandis que le Programme alimentaire mondial alerte sur la famine imminente pour 1,2 million de personnes.
Alors que les deux camps restent farouches, le monde retient son souffle, conscient que chaque jour de blocage du détroit d’Ormuz alourdit le fardeau économique et humanitaire déjà colossal. Le prochain geste des États‑Unis ou de Téhéran pourrait bien définir la trajectoire du Moyen‑Orient pour les années à venir.