
Alors que le Moyen-Orient s'apprête à connaître de nouvelles tensions, Washington et Téhéran tentent de préserver un fragile cessez-le-feu qui expire à minuit GMT mercredi, alors que les acteurs régionaux multiplient les défis.
Les gardiennes iraniennes ont mené sans succès des frappes massives de missiles balistiques et de drones contre Israël, suscitant des menaces d’attaque contre les intérêts américains au Moyen-Orient et au-delà. Le Hezbollah a revendiqué une attaque au nord d’Israël malgré la trêve, révélant une fragilité de la situation. Au Liban, le Premier ministre exige le retrait total des forces israéliennes, tandis que Emmanuel Macron appelle au désarmement du Hezbollah. Parallèlement, le Royaume-Uni accueille mardi et mercredi des militaires de près de trente pays pour discuter d’une mission menée avec la France afin de sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, un enjeu stratégique qui suscite des inquiétudes arabes.
Sur le plan diplomatique, Donald Trump a prolongé le cessez-le-feu, invoquant « une grave fracture » au sein du gouvernement iranien et les demandes du maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif du Pakistan. Il a ordonné de maintenir le blocus naval contre Téhéran, qualifiant cette mesure d’« acte de guerre ». Le Pakistan salue la mesure mais signale que les négociations peinent à aboutir, notamment après l’annulation du déplacement prévu de JD Vance. > « Compte tenu de la grave fracture au sein du gouvernement iranien… je prolongerai donc le cessez-le-feu jusqu’à ce que leur proposition soit soumise », a déclaré Trump sur Truth Social.
Des arrestations massives sont signalées en Iran : plus de 3.600 personnes interpellées pour des accusations liées à la guerre. Le Hezbollah a organisé des funérailles collectives pour 14 de ses combattants au Liban. En réponse, les Émirats arabes unis ont annoncé la découverte d’un groupe terroriste iranien, dénoncée par Téhéran comme « sans fondement ». Le ministère britannique de la Défense assure que des progrès concrets peuvent être accomplis pour garantir la liberté de navigation dans le détroit.
En résumé, la scène régionale reste volatile, oscillant entre pressions militaires, jeux diplomatiques et tensions économiques.