
Les combats qui ont éclaté le 28 février 2026 entre les États‑Unis, Israël et l’Iran franchissent désormais le 72ᵉ jour, et chaque nouveau développement alimente la crainte d’une escalade régionale.
Le 28 février, Washington et Tel Aviv ont lancé une campagne conjointe – nommée Epic Fury pour les Américains et Roaring Lion pour les Israéliens – visant à renverser le régime iranien et à affaiblir son programme nucléaire. Les frappes ont fait plusieurs dizaines de victimes parmi les élites iraniennes, dont le guide suprême Ali Khamenei. Son fils, Mojtaba Khamenei, a repris le rôle de figure de proue le 8 mars, avant d’être lui‑même visé par des missiles iraniens.
En représailles, Téhéran a lancé des centaines de drones et missiles balistiques vers les bases américaines du Golfe, la Jordanie, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, l’Irak, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes. Le Hezbollah a, de son côté, tiré des roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël, qualifiant son offensive de « déclaration de guerre officielle ». Le 2 mars, l’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, interrompant le transit d’environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole, une perturbation que l’Agence internationale de l’énergie a jugée « la plus forte de l’histoire ».
Le 10 mai, les Gardes de la Révolution ont averti :
« Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l’un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis. »
Cette menace s’est concrétisée par une série d’incidents : un drone hostile a été détecté au-dessus du Koweït, une attaque qui, selon les autorités locales, n’a fait aucune victime ; un projectile non identifié a touché un navire à pavillon américain au large du Qatar, provoquant un incendie rapidement maîtrisé.
Le Royaume‑Uni a annoncé l’envoi d’un destroyer au Moyen‑Orient pour préparer une future mission internationale dans le détroit d’Ormuz. Au Liban, les frappes israéliennes ont fait neuf morts, tandis que le Hezbollah affirme avoir riposté contre le nord d’Israël.
Le bilan humain, selon le groupe de défense des droits HRANA, s’élève à au moins 3 500 morts dans la région, dont 2 702 en Liban et 8 311 blessés recensés par l’Agence nationale de l’information.
Alors que chaque jour apporte son lot de nouveaux affrontements, le risque d’une extension du conflit au‑delà du Golfe devient une réalité de plus en plus pressante.