
Les dernières heures ont vu la fragile trêve du 8 avril vaciller au cœur du détroit d’Ormuz, alors que les deux puissances se livrent à un échange de menaces et de frappes limitées.
Vendredi matin, les Émirats arabes unis ont activé leur défense aérienne contre des drones et missiles qu’ils attribuent à l’Iran. Le ministère de la Défense émirati a indiqué que les missiles, les drones et des missiles de croisière ont été interceptés, sans préciser de pertes.
De son côté, le commandement militaire américain rapporte avoir « intercepté des attaques iraniennes non provoquées » et riposté avec des frappes ciblées sur des sites de lancement de missiles, des centres de commandement et des bases de renseignement en Iran. Aucun navire américain n’aurait été touché.
« Ils ont joué avec nous aujourd’hui. Nous les avons balayés. J’appelle ça une broutille », a déclaré Donald Trump sur Truth Social, ajoutant que le cessez‑le‑feu restait en vigueur.
Source A indique que les États‑Unis n’ont touché aucun navire américain, tandis que Source B rapporte que l’armée iranienne accuse Washington d’avoir endommagé plusieurs navires militaires américains.
L’Iran, qui nie toute implication dans les attaques récentes, reproche aux États‑Unis d’avoir ciblé un pétrolier iranien et un autre navire, puis d’avoir riposté contre des forces américaines, causant « des dommages importants ». Des explosions ont également été entendues près du port de l’île de Qeshm.
Le Pakistan, par l’intermédiaire du Premier ministre Shehbaz Sharif, continue de jouer le rôle de médiateur, affirmant que l’Iran examine toujours la dernière proposition américaine et que la réponse sera transmise via Islamabad. Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale estime à 1 500 le nombre de navires et à 20 000 le nombre d’équipiers toujours bloqués dans le détroit.
Parallèlement, des pourparlers Israël‑Liban sont prévus à Washington les 14‑15 mai, alors que les combats entre le Hezbollah et Israël se poursuivent, faisant au moins 12 morts au Liban.
Sur les marchés, le prix du brent oscille autour de 101 $ le baril, légèrement en hausse après une chute de plus de 5 % la veille, reflétant la nervosité persistante autour du passage maritime stratégique.
Le jeu d’équilibre entre menaces militaires, négociations à Islamabad et la pression sur le trafic pétrolier laisse présager de nouvelles tensions, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.