
Le président Donald Trump a annoncé dimanche 13 avril 2026 un blocus naval du détroit d’Ormuz, invoquant le refus de l’Iran de renoncer à son programme nucléaire et la menace d’une « tourbillon mortel » contre les navires militaires.
Après l’échec des pourparlers de Islamabad entre Washington et Téhéran, les États‑Unis ont déclaré qu’à partir de 16 h, heure française, tous les navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniennes seraient bloqués. Le Centre de commandement militaire du Moyen‑Orient (CENTCOM) supervise l’opération, qui inclut le déploiement de destroyers et le déménagement de mines.
« Tout Iranien qui nous tire dessus, ou qui tire sur des navires pacifiques, sera PULVÉRISÉ ! » – Donald Trump, Truth Social
L’Iran, par le biais des Gardiens de la Révolution, affirme contrôler le passage et promet des représailles sévères contre tout navire militaire, tout en n’autorisant que les navires civils dans des « conditions spécifiques ». Le pays a instauré un « péage de Téhéran » obligeant les traversées à emprunter des routes alternatives proches de ses côtes.
Le blocus a immédiatement fait grimper les cours du pétrole, plongeant les marchés mondiaux dans l’incertitude. La Chine, grand importateur de pétrole iranien, réclame la reprise d’une navigation « sans entraves », tout comme la Turquie et l’ASEAN. Le Qatar a mis en garde contre l’usage des voies maritimes comme levier de marchandage, tandis que l’agence maritime de l’ONU rappelle qu’aucun État n’a le droit de fermer le détroit.
Les alliés occidentaux sont divisés : Israël soutient l’action américaine, le Royaume‑Unigne ne s’y prononce pas, et la France, avec le Royaume‑Uni, prépare une conférence pour une mission pacifique de restauration de la liberté de navigation. La Russie a proposé d’accueillir le stock iranien d’uranium hautement enrichi (plus de 400 kg à 60 %).
Conflit de sources : le Source 2 indique que les États‑Unis autoriseront la circulation de navires ne se dirigeant pas vers l’Iran, alors que le Source 1 décrit le blocus comme total, sans exception. Les autorités américaines n’ont pas encore clarifié cette divergence.
Alors que le cessez‑le‑feu, prévu jusqu’au 22 avril, reste précaire, le blocus d’Ormuz pourrait devenir le point de bascule d’une crise énergétique mondiale.
Le monde attend de voir si la pression américaine obligera l’Iran à rouvrir le passage stratégique ou déclenchera une escalade incontrôlée.