Les déclarations de Donald Trump ce mardi ont relancé les tensions autour du retrait des troupes américaines d’Iran, promettant que « nous partirons très bientôt », dans un délai de deux, peut‑être trois semaines, et affirmant que la conclusion d’un accord avec Téhéran était « sans importance ».
« Tout ce que j’ai à faire, c’est partir de l’Iran, et nous le ferons très bientôt, et ils dégringoleront », a déclaré le président, ajoutant que le pays « se débrouillera tout seul » si d’autres nations cherchaient du pétrole ou du gaz dans le détroit d’Ormuz. Il a indiqué que la décision ne dépendait ni des négociations en cours ni de la situation dans le détroit.
Le Président américain a aussi précisé qu’une adresse télévisée à la nation serait diffusée mercredi soir (21 h00, heure de Washington) pour fournir « de nouvelles informations importantes sur l’Iran ».
Le discours s’inscrit dans une escalade militaire qui dure depuis plus d’un mois au Moyen‑Orient. L’armée israélienne a intercepté un missile lancé depuis le Yémen par les rebelles houthi, alliés de l’Iran, sans faire de victimes. À Téhéran, la télévision d’État a rapporté des explosions dans plusieurs quartiers, que le ministère de la Défense israélien attribue à une « vague de frappes de grande ampleur » ciblant des infrastructures gouvernementales.
Parallèlement, le défenseur américain Pete Hegseth a qualifié les prochains jours de « décisifs », tout en affirmant que les discussions avec l’Iran se renforcent. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a toutefois précisé que recevoir des messages de l’envoyé spécial américain ne signifiait pas que des négociations étaient en cours.
Le Conseil des Gardiens de la Révolution a publié une liste de 18 entreprises technologiques américaines – dont Google, Apple, Meta et Tesla – les accusant d’espionnage et menaçant leurs locaux en représailles à tout nouvel assassinat de responsables en Iran. Au Liban, des frappes israéliennes ont fait sept morts, dont un haut commandant du Hezbollah.
Le compte à rebours de Trump met en lumière l’incertitude qui plane sur la stabilité régionale, alors que chaque jour semble rapprocher le monde d’un nouveau tournant.
Le prochain discours de la Maison‑Blanche pourrait bien redessiner la trajectoire du conflit.