
Le blocus naval américain prévu ce lundi à 14 h00 GMT (10 h, heure de Washington) a fait exploser les cours du pétrole, rappelant la fragilité du commerce mondial du brut.
Après l’échec des pourparlers de plus de 20 heures à Islamabad, le président Donald Trump a annoncé sur Truth Social que les États‑Unis imposeront un blocus aux « navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens ». Le Centcom a précisé que les bateaux n’étant ni à destination ni en provenance d’Iran pourront toutefois traverser le détroit d’Ormuz. Trump a ajouté à la chaîne Fox News que le Royaume‑Uni et « quelques autres pays » enverront des dragueurs de mines.
« S’ils ne reviennent pas, ça me va très bien », a déclaré Trump aux journalistes à Andrews Air Force Base.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rétorqué que l’Iran « ne cédera à aucune menace », tandis que les Gardiens de la Révolution ont menacé de « piéger leurs ennemis dans un tourbillon mortel ». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que l’accord était « à deux doigts », mais que le « jusqu’au-boutisme américain » avait fait basculer les négociations. Le porte‑parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a décrit le climat des discussions comme « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».
Au Liban, le conflit se poursuit : le Hezbollah a déclaré avoir tiré des roquettes sur deux localités israéliennes, et le ministère de la Santé a annoncé quatre morts, dont une femme, après une frappe israélienne sur Maaraoub. Le bilan total des victimes libanaises dépasse 2 000 personnes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé que « la guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban », tandis que son homologue libanais, Nawaf Salam, a réaffirmé la volonté de « retirer complètement Israël par la négociation ».
Le prix du baril a franchi la barre symbolique des 100 dollars, le Brent grimpant de plus de 7 % et le WTI de plus de 8 %.
Source 1 indique que le pic s’est produit à 05 h00 GMT, tandis que Source 2 le situe à 03 h40 GMT. Les deux rapports confirment toutefois une hausse spectaculaire.
Le cessez‑le‑feu de deux semaines, qui devait expirer le 22 avril, reste incertain, laissant les marchés et la région dans l’attente d’un nouvel escalade ou d’une possible reprise des négociations.
Le monde observe, les yeux rivés sur le détroit d’Ormuz, où chaque décision pourrait redessiner le cours du pétrole et la stabilité du Moyen‑Orient.