
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau, entre missiles, menaces présidentielles et pétrole frôlant les 110 dollars ; une escalade aux multiples fronts qui bouleverse la région.
LesGardiens de la Révolution iranienne ont frappé l’Israël, le Koweït et les Émirats arabes unis avec missiles et drones, marquant la première attaque directe du pays contre le territoire israélien. À Haïfa, deux civils ont été tués sous les décombres d’un immeuble touché, tandis que deux autres restent disparus. En réponse, l’armée israélienne a intensifié ses frappes sur Téhéran, endommageant une installation gazière et plusieurs quartiers résidentiels, où huit hôpitaux ont été contraints à évacuer et cinq personnes ont trouvé la mort à Qom.
« Si les attaques contre des cibles civiles se poursuivent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront bien plus dévastatrices », a averti le porte‑parole militaire iranien. De son côté, Israël a poursuivi les bombardements de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, causant cinq morts près d’un hôpital.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a menacé : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz d’ici mardi 20 h. Cette nouvelle pression a fait grimper le prix du baril à 110 dollars, perturbant les marchés mondiaux ; l’Égypte a même imposé un couvre‑feu commercial nocturne.
Les efforts diplomatiques se poursuivent : Oman, situé de l’autre côté du détroit, négocie la réouverture du passage, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, échange avec ses homologues pakistanais et égyptien, jouant le rôle de médiateur. Pourtant, les analystes estiment que, dans les conditions actuelles, un accord entre les États‑Unis et l’Iran reste « quasi inexistante ».
« Ouvrez le Putain de Détroit… » – menace directe de Trump, traduite en français pour conserver son ton acerbe.
Face à cette spirale de violence, une question persiste : jusqu’où la région pourra‑t‑elle résister avant que la crise ne touche le quotidien de millions de personnes ?