
Les tensions entre États‑Unis et Iran restent vives malgré la trêve officielle du 8 avril, et la situation d’une figure de l’opposition iranienne vient aggraver le climat politique.
Le 1 mai, le président Donald Trump a déclaré à Washington qu’il n’était « pas satisfait » de la dernière offre iranienne transmise au Pakistan en tant que médiateur. Il a rappelé sa menace de « pulvériser » l’Iran si les négociations échouaient, tout en affirmant préférer éviter une nouvelle guerre. Une source citée par Axios indique que la Maison‑Blanche exige que Téhéran ne transfère pas d’uranium enrichi hors de ses sites bombardés et ne relance pas son programme nucléaire pendant les pourparlers.
Le USS Gerald Ford, plus grand porte‑avions du monde, a quitté le Moyen‑Orient, mais une vingtaine de navires, dont deux porte‑avions supplémentaires, restent en déploiement. Parallèlement, Washington a imposé de nouvelles sanctions et menace de pénaliser quiconque paierait un péage au détroit d’Oman, désormais bloqué par Téhéran.
Le prix du Brent a chuté de plus de 18 % en une journée, passant de 126 $ à environ 108 $, reflétant la réaction des marchés à l’offre iranienne, bien que les détails restent inconnus.
« À l'heure qu'il est, je ne suis pas satisfait par ce qu'ils offrent », a affirmé Donald Trump.
Dans un autre volet du conflit, Narges Mohammadi, lauréate du Prix Nobel de la paix, a été transférée en urgence d’une prison du nord (Zanjan) vers un hôpital après deux pertes de conscience et une crise cardiaque. Sa fondation a signalé une perte d’environ 20 kg et un état critique après 140 jours d’incarcération, qualifiant la mesure de « désespérée ».
« Cette détérioration constitue une menace directe à son droit à la vie », a déclaré la fondation de la militante.
Alors que les pourparlers restent bloqués, la double pression – militaire du côté américain et humanitaire du côté iranien – montre que le conflit continue de se jouer sur plusieurs fronts, sans signe visible de désescalade.
Le monde observe, mais la prochaine décision, que ce soit une reprise des hostilités ou un geste humanitaire, pourrait redéfinir l’équilibre du Moyen‑Orient.