
Les diplomates iraniens ont touché terre à Islamabad hier soir, marquant le premier pas visible d’une série de pourparlers très attendus entre l’Iran et les États‑Unis dans le sillage d’un cessez‑le‑feu fragile.
L’ambassadeur d’Iran au Pakistan, Reza Amiri Moghadam, a annoncé sur X l’arrivée d’une délégation de négociateurs iraniens, venue « sur la base d’un plan en dix points proposé par l’Iran ». La rencontre, prévue pour les prochains jours, se tiendra à Islamabad, où les deux parties espèrent concrétiser les engagements qui ont permis d’instaurer une trêve de deux semaines entre Washington et Téhéran.
À peine le jour suivant, le président Donald Trump a publié sur Truth Social une mise en garde :
« Tous les navires, avions et personnel militaire, avec des munitions et des armes supplémentaires, resteront en place dans et autour de l’Iran jusqu’à ce que le RÉEL ACCORD conclu soit pleinement respecté. »
Trump a ajouté que le ** détroit d’Ormuz** resterait « ouvert et sûr », condition qu’il considère cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures. Il a même affirmé que l’absence d’accord était « hautement improbable », tandis que les troupes américaines « refont le plein et attendent leur prochaine conquête ».
Parallèlement, la situation au Liban et les frappes israéliennes qui ont fait près de 200 morts menacent la stabilité du cessez‑le‑feu. Le président français Emmanuel Macron a pressé ses homologues d’inclure le Liban dans le dispositif d’arrêt des hostilités, soulignant la fragilité du calme actuel.
Les négociations, qui devraient se poursuivre vendredi ou samedi à Islamabad, portent notamment sur le désengagement des forces, la garantie d’absence d’armes nucléaires et la sécurisation du passage maritime stratégique du Strait of Hormuz.
Si les pourparlers aboutissent, ils pourraient mettre fin à une escalade qui a coûté des vies et perturbé les marchés énergétiques mondiaux ; dans le cas contraire, la présence militaire américaine continue d’alimenter les tensions déjà vives dans la région.
L’enjeu est clair : transformer une trêve précaire en un accord durable, avant que le spectre d’une nouvelle confrontation ne se matérialise.