Le milieu de l’info éclatealors que les États‑Unis et l’Iran ont annoncé un cessez‑le‑feu de deux semaines, suspendant les bombardements américains contre Téhéran à la condition d’une ouverture totale et sécurisée du détroit d’Ormuz, voie stratégique traversée par 20 % du pétrole mondial avant le conflit.
Le président Donald Trump a précisé sur sa plateforme Truth Social qu’il a accepté de mettre un terme aux frappes aériennes “à la suite de discussions avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir”, sous la médiation du Pakistan. Il a qualifié l’accord de “cessez‑le‑feu réciproque” et a rappelé que les Américains avaient déjà atteint tous leurs objectifs militaires depuis le début des attaques du 28 février. La Maison Blanche a présenté cette pause comme “une victoire” obtenue grâce à l’action des forces armées américaines.
De son côté, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué l’initiative et a appelé à respecter l’accord afin de “ouvrir la voie à une paix durable et globale dans la région”, en protégeant les civils et en limitant les souffrances humaines. L’Union africaine, via son président de commission Mahmoud Ali Youssouf, a qualifié l’accord de “pas significatif” mais a insisté sur la nécessité d’une diplomatie inclusive pour transformer la trêve en paix durable, alertant sur les effets collatéraux en Afrique : hausse des prix du carburant et des denrées liées aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
“Il s’agira d’un cessez‑le‑feu réciproque !”, a martelé Trump, soulignant que les États‑Unis ont déjà accompli leurs objectifs militaires.
“Il est essentiel que les parties respectent cet accord pour éviter une escalade supplémentaire et protéger les populations innocentes”, a déclaré le porte‑parole de l’ONU. > “Cet accord constitue une opportunité critique pour alléger les souffrances humaines et stabiliser les marchés”, a ajouté l’UA. Si la trêve est fragile, elle offre à la communauté internationale une fenêtre rare pour relancer des pourparlers et éviter un conflit plus large au Moyen‑Orient. La suite dépendra de la capacité des médiateurs – Pakistan, Oman, Türkiye, Égypte – à maintenir la pression diplomatique.