
Les frappes continuent de ravager la capitale iranienne et d’alimenter une flambée des cours du pétrole, tandis que Washington, Israël et leurs alliés multiplient les menaces de nouvelles offensives terrestres.
Depuis le 28 février 2026, date de l’attaque américano‑israélienne qui a déclenché le conflit, les villes d’Iran et du Liban sont régulièrement ciblées par des frappes aériennes et des missiles. Le 28 mars, un missile a touché un immeuble de bureaux à Téhéran, causant d’importants dégâts. Le même jour, l’armée israélienne a de nouveau bombardé des sites militaires iraniens en représailles à des tirs de missiles depuis le territoire iranien.
Le prix du brut a gagné plus de 50 % depuis le début de la guerre et a de nouveau progressé de 2,5 %, dépassant 115 $ le baril, soutenu par les déclarations du président américain. Donald Trump a affirmé que les frappes avaient entraîné un « changement de régime », évoquant la mort du guide suprême Ali Khamenei et le remplacement par son fils Mojtaba, jamais apparu en public.
« Nous avons affaire à des personnes différentes de celles auxquelles on a eu affaire auparavant », a déclaré Trump, les qualifiant de « bien plus raisonnables ».
Un porte‑avions d’assaut américain, accompagné d’environ 3 500 marins et soldats du Corps des Marines, est arrivé dans le golfe, tandis que le président a laissé entendre que les forces américaines pourraient « très facilement » s’emparer de l’île de Kharg, le principal terminal pétrolier iranien.
Parallèlement, l’Iran a frappé une usine de dessalement au Koweït, tuant un ressortissant indien, et l’Arabie saoudite a intercepté cinq missiles balistiques destinés à son territoire.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé les messages de « négociation » de l’Occident tout en prévoyant une offensive terrestre :
« L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre », a-t-il averti.
Le Pakistan s’est déclaré prêt à accueillir des pourparlers, tandis que la France a réuni un groupe G7 Finance‑Énergie pour évaluer les impacts économiques du conflit. Trump a annoncé un accord qui permettrait à 20 pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz dans les prochains jours.
Dans le sud du Liban, un Casque bleu indonésien a été tué par l’explosion d’un projectile d’origine inconnue, soulignant le danger pour les forces de l’ONU. Israël, de son côté, a accru son budget de défense de neuf milliards d’euros, portant le total à 40 milliards d’euros.
Le conflit, loin de montrer le moindre signe de désescalade, se déploie désormais sur plusieurs fronts, entre frappes militaires, pressions économiques et tentatives diplomatiques qui peinent à trouver un terrain d’entente.