Le Kremlin a de nouveau brandi une offre inattendue : accueillir sur son sol l’uranium enrichi de l’Iran, tandis que Washington prépare un blocus naval qui pourrait bouleverser le commerce au détroit d’Ormuz.
Après l’échec des négociations entre États‑Unis et Iran, le président Donald Trump a annoncé, dimanche, la mise en place d’un blocus naval à compter du lundi 13 avril à 16 h (heure française). Le même jour, le porte‑parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rappelé que Vladimir Poutine était toujours disposé à recevoir plus de 400 kg d’uranium hautement enrichi iranien sur le territoire russe dans le cadre d’un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran.
« L’offre tient toujours, mais n’a pas été suivie d’effet », a déclaré Peskov.
Le centre de commandement américain (CENTCOM) précise que le blocage s’appliquera « de manière impartiale » aux navires entrant ou sortant des ports iraniens, sans fermer l’ensemble du détroit. Selon la professeure de droit Leslie‑Anne Duvic‑Paoli, le blocus est un instrument licite du droit de la guerre, à condition de respecter trois exigences du Manuel San Remo : ne pas barrer les ports neutres, permettre l’aide humanitaire et appliquer la mesure de façon impartiale.
« Un blocus naval est un moyen de pression économique conforme au droit international lorsqu’il s’inscrit dans un conflit armé », assure Duvic‑Paoli.
Le débat sur la légalité persiste. La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, et l’armée iranienne qualifient le geste d’« illégal » et d’« exemple de piraterie ». Parallèlement, Peskov a averti que ces actions pourraient entraîner des « répercussions négatives » sur les marchés internationaux.
En somme, alors que Russie tente de se positionner comme médiateur en proposant de stocker l’uranium iranien, États‑Unis mise sur une pression maritime qui risque d’intensifier les tensions au Moyen‑Orient. Le monde observe, et les prochains jours détermineront si ces manœuvres feront avancer la paix ou exacerberont le conflit.