Un projectile non identifié a foudroyé un vraquier au large de Qatar tôt dimanche, déclenchant un petit incendie qui a été maîtrisé en quelques minutes : aucune victime et aucun impact environnemental n’ont été signalés.
Selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO, le navire, drapeau américain, a été touché à 23 milles marins au nord‑est de Doha. Le capitaine a déclaré que le feu s’était rapidement éteint et que le bateau a pu reprendre sa route vers Abou Dabi. Le ministère qatari de la Défense a confirmé la trajectoire du navire et l’absence de pertes humaines, sans préciser l’origine du projectile.
« Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l’un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis », a déclaré le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution (IRGC), relayé par la télévision publique IRIB et l’agence Isna.
L’agence de presse iranienne Fars a indiqué, citant une source informée, que le vraquier « battait pavillon américain et appartenait aux États‑Unis », sans toutefois attribuer directement la responsabilité à Iran.
L’incident survient quelques jours après des frappes américaines contre deux pétroliers iraniens dans le golfe d’Oman, dans le cadre d’un blocus imposé par Washington depuis le 13 avril. Depuis la fin février, la guerre déclarée par les États‑Unis et Israël contre l’Iran a entraîné la fermeture du détroit d’Ormuz, où circulent environ un cinquième de la consommation mondiale d’hydrocarbures. Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI) estime que près de 1 500 navires et 20 000 membres d’équipage restent « piégés » dans la zone.
Alors que les menaces d’escalade se multiplient, cet épisode souligne la fragilité de la navigation commerciale dans un golfe où chaque tir peut faire basculer le fragile équilibre. Le monde observe, et le prochain mouvement pourrait redessiner les routes du commerce mondial.