Après quarante jours d’affrontements qui ont englouti le Moyen‑Orient, les États‑Unis et l’Iran ont convenu d’un cessez‑le‑feu de deux semaines, conditionné à la réouverture totale du détroit d’Ormuz.
Le président Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu’il suspendait « les bombardements et les attaques contre l’Iran pendant deux semaines », à condition que Téhéran assure un passage sécurisé du détroit, qui assure ≈ 20 % du pétrole mondial. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que l’Armée iranienne surveillerait le trafic maritime pendant cette période.
Le plan iranien inclut également une proposition en dix points, que la Maison Blanche décrit comme « une base viable pour des négociations de paix à long terme ». Les marchés ont rapidement réagi : le Brent est retombé sous les 100 $, le gaz européen a chuté de 20 % et les bourses asiatiques ont bondi.
Le Pakistan et le sultanat d’Oman ont joué les médiateurs, annonçant que les pourparlers de paix se poursuivront à Islamabad dès vendredi. Israël, quant à lui, affirme que l’accord n’inclut pas le Liban, où les combats avec le Hezbollah se poursuivent.
Source A indique que le cessez‑le‑feu concerne le Liban, tandis que Source B précise qu’Israël exclut explicitement le Liban de l’accord. Les deux positions restent non confirmées par les parties.
À Paris, le président Emmanuel Macron a profité de l’arrêt des hostilités pour redéfinir la posture française : un conseil de défense spécial a validé une mission maritime « strictement défensive » sous pilotage français, rassemblant une quinzaine de pays pour sécuriser la navigation dans le détroit. La France a également souligné la nécessité d’intégrer les milices pro‑iraniennes irakiennes dans un processus de paix et a annoncé la libération de deux ressortissants français détenus en Iran depuis plus de trois ans, grâce à la médiation omanaise.
Le cessez‑le‑feu offre une brève respiration, mais les divergences sur le Liban et la persistance des frappes israéliennes laissent entrevoir un avenir incertain. La région retient son souffle, attendant de voir si ces deux semaines deviendront le prélude d’une désescalade durable.