
Les menaces de Donald Trump envers l’Iran se sont intensifiées mercredi, mais un souffle d’espoir surgit alors que les deux parties semblent à deux doigts d’un accord qui pourrait mettre fin à la guerre au Moyen‑Orient.
Sur Truth Social, le président a déclaré que l’opération « +Fureur épique+ » serait achevée si l’Iran respectait les engagements attendus, mais a prévenu que, sinon, les bombardements « seraient bien plus intenses ». Le porte‑parole iranien Esmaïl Baghaï a indiqué que Téhéran continue d’examiner le plan américain.
Le même jour, Trump a suspendu, à la demande du Pakistan, l’opération américaine « Projet Liberté », lancée 48 heures plus tôt, afin de libérer des centaines de navires bloqués dans le Golfe et de rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette pause a été saluée par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a exprimé un « bon espoir » quant à une paix durable.
Les marchés ont réagi positivement : Wall Street a ouvert en hausse et le prix du pétrole est retombé sous les 100 $ / baril, loin du pic de 126 $ atteint quelques jours auparavant. Selon Axios, la Maison Blanche finalise un protocole d’une page visant à mettre fin au conflit et à lancer des négociations nucléaires plus approfondies.
« Si l’Iran accepte de donner ce qui a été convenu, l’opération sera terminée », a tweeté Trump.
L’armée israélienne, dirigée par le lieutenant‑général Eyal Zamir, reste prête à reprendre une opération « forte et puissante » contre l’Iran. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, fraîchement revenu d’une visite à Pékin, compte sur le soutien de la Chine pour façonner un « nouvel ordre régional post‑guerre ». Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a exigé un arrêt complet des hostilités et la réouverture rapide du détroit.
Sur le terrain, la population iranienne montre des signes de fatigue : une traductrice de 43 ans, Azadeh, décrit une « pression psychologique intense » et un sentiment de découragement généralisé. Les combats en mer se sont poursuivis, la société française CMA CGM signalant une attaque contre son porte‑conteneur San Antonio, avec des blessés parmi l’équipage. En Liban, les frappes israéliennes contre le Hezbollah ont fait quatre morts, malgré le cessez‑le‑feu du 17 avril.
Alors que les négociations se concrétisent lentement, le monde observe si la diplomatie pourra enfin remplacer les tirs.