
Alors que l’Allemagnese prépare à accueillir encore quelques milliers de soldats américains de moins, une nouvelle dynamique géopolitique s’annonce.
Le Pentagone a annoncé le retrait de 5 000 militaires américains d'Allemagne d’ici à un an, un mouvement que le porte-parole de l’OTAN a décrit comme un « travail » conjoint avec Washington pour mieux saisir la décision. Cette annonce fait suite à une dispute publique entre l’ancien président Donald Trump et le chancelier Friedrich Merz au sujet de la guerre en Iran déclenchée par les États‑Unis, le président américain reprochant aux Européens un manque de soutien.
Un responsable iranien, Mohammad Jafar Asadi, inspecteur adjoint du commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, a déclaré le 2 mai que « Une reprise du conflit entre l’Iran et les États‑Unis est probable, et les faits ont démontré que les États‑Unis ne respectaient aucune promesse ou accord ». En parallèle, Donald Trump a affirmé dans une lettre aux parlementaires américains que les hostilités contre l’Iran sont « terminées », se disant conforme à la loi exigeant l’autorisation du Congrès pour prolonger un conflit au-delà de 60 jours. Ces propos contradictoires soulignent une divergence croissante entre les deux capitales.
Le retrait de plusieurs milliers de soldats pourrait affaiblir la coordination transatlantique alors même que l’Europe cherche à renforcer son autonomie stratégique, tandis que la rhétorique renouvelée alimente les craintes d’un nouveau point de tension au Moyen‑Orient. Les alliés surveillent de près si Washington honorera ses engagements ou persistera dans son approche confrontatrice.
« Une reprise du conflit entre l’Iran et les États‑Unis est probable, et les faits ont démontré que les États‑Unis ne respectaient aucune promesse ou accord »
Ce retrait pourrait bien être le prélude d’une nouvelle ère de friction entre Washington et Bruxelles.