
Les troupes américaines en Europe, déjà très visibles, se retrouvent sous le feu des critiques : le président Donald Trump a annoncé sur Truth Social qu’une réduction du contingent en Allemagne serait décidée « très prochainement », alors même que Berlin et Washington s’affrontent sur la stratégie à adopter face à l’Iran.
Selon le Congressional Research Service, plus de 35 000 soldats américains sont stationnés en Allemagne en 2024 ; les médias allemands estiment ce chiffre proche de 50 000. Le total des forces américaines sur le continent s’élèverait à environ 80 000 personnels.
| Source | Effectif estimé en Allemagne |
|---|---|
| CRS (États‑Unis) | 35 000 |
| Médias allemands | ≈ 50 000 |
| Total Europe | ≈ 80 000 |
« Friedrich Merz estime qu’il n’y a pas de mal à ce que l’Iran possède l’arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle ! » – Donald Trump, Truth Social
Le président américain a également reproché à Merz de « ne pas savoir de quoi il parle » concernant l’Iran, tandis que le chancelier allemand l’accuse d’une absence de stratégie américaine dans le conflit.
Washington ne se limite pas aux débats transatlantiques : le Département d’État, via un télégramme relayé par le Wall Street Journal, pousse les ambassades à former une coalition internationale – baptisée « Mécanisme de liberté maritime » – pour sécuriser le détroit d’Ormuz, où passe un cinquième du pétrole mondial.
« Votre participation renforcera notre capacité collective à rétablir la liberté de navigation et à protéger l’économie mondiale », indique le télégramme.
Parallèlement, un haut responsable a indiqué que les États‑Unis sont prêts à poursuivre le blocus des ports iraniens pendant plusieurs mois si nécessaire, provoquant une flambée du brut à plus de 125 $ le baril.
Ces deux fronts – la possible réduction des troupes en Allemagne et le durcissement de la politique maritime contre l’Iran – illustrent une relation transatlantique sous tension, où chaque partie cherche à imposer sa vision d’une sécurité globale. Le prochain mois pourrait bien décider si les alliés resteront unis ou se désolidariseront face aux défis géopolitiques.