Les menaces de Donald Trump de retirer les États‑Unis de l’OTAN ont été immédiatement qualifiées d’« irresponsables » par un membre du Congrès, rappelant que le pacte reste un pilier central de la sécurité transatlantique.
Dans un contexte de tension croissante entre Washington, Téhéran et Islamabad, le chef de l’armée pakistanaise, général Asim Munir, s’est imposé comme le principal négociateur des pourparlers qui ont abouti à un cessez‑feu entre les États‑Unis et l’Iran. Ancien chef du renseignement militaire et de l’ISI, il a été nommé à la tête des forces armées fin 2022. Un amendement constitutionnel de 2025, surnommé la « loi Asim », lui a conféré un mandat prolongé et une immunité pénale à vie, le plaçant « au-dessus de tous », selon des opposants cités par The Guardian.
Munir a reçu la délégation iranienne puis le vice‑président américain le 11 avril à Islamabad, illustrant son rôle de « soldat‑diplomate ». Il a ensuite été invité à déjeuner à la Maison‑Blanche et, en septembre, à rencontrer le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Trump l’a qualifié de « grand combattant » et de « mon maréchal préféré ».
Parallèlement aux négociations de paix, Munir a facilité des accords commerciaux liés à une société de cryptomonnaie affiliée à la Trump Organization et à l’exploitation de terres rares au Baloutchistan, en collaboration avec des lobbyistes proches de la Maison‑Blanche tels que Javelin Advisors. Des rencontres discrètes à Oman avec des représentants du secteur privé américain, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, ont été signalées.
« Le Pakistan jouit d’une crédibilité inhabituelle en tant que médiateur », explique Adam Weinstein du Quincy Institute, citant Reuters.
Le rôle de Munir a repositionné le Pakistan comme acteur central de la diplomatie régionale, tout en consolidant le pouvoir militaire à l’intérieur du pays. Si les pourparlers restent fragiles, la présence d’un « maréchal » à la fois militaire et économique montre à quel point la géopolitique contemporaine mêle sécurité et intérêts financiers. Le monde observe désormais si ce modèle de médiation pourra prévenir une nouvelle escalade nucléaire.