
Le départ imminent du secrétaire d’État américain Marco Rubio pour Rome et le Vatican a été présenté comme un geste de « décongélation » des relations, à peine deux semaines après les violentes prises de bec entre le président Donald Trump et le nouveau pape Léon XIV.
Rubio doit se rendre en Italie les 7 et 8 mai 2024. Cette mission officielle intervient alors que le président Trump a publiquement fustigé le pape Léon XIV pour son discours anti‑guerre, notamment après l’offensive conjointe des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran. Trump a même qualifié la première ministre italienne Giorgia Meloni, qui avait soutenu le pontife, de « manquer de courage ». Le pape, qui a succédé à François le 8 mai 2025, avait déclaré le 7 avril que la menace américaine de détruire l’Iran était « inacceptable » et invitait les Américains à « exiger la paix ».
« Le discours du pape contre la guerre est inacceptable, demande aux législateurs de travailler pour la paix », a déclaré Léon XIV le 7 avril.
Durant son court séjour, Rubio doit rencontrer le secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, ainsi que le ministre de la Défense Guido Crosetto. Les discussions devraient porter sur le rétablissement d’un dialogue constructif entre Washington, Rome et le Saint-Siège, ainsi que sur les tensions géopolitiques liées à l’Iran et aux relations transatlantiques.
Cette visite, décrite par les médias italiens comme une tentative de « décongélation », pourrait marquer le premier pas vers une coopération plus fluide après la tempête diplomatique déclenchée par les critiques de Trump. Si les pourparlers aboutissent, ils pourraient atténuer les frictions et ouvrir la voie à une collaboration plus étroite sur les questions de sécurité et de politique extérieure.
Le monde attend de voir si ce court échange saura réellement réchauffer les relations entre les deux capitales.