
Après des mois de tensions, la merd'Oman a de nouveau résonné des tirs de marqueurs, marquant un tournant décisif dans le bras de fer entre l'Iran et les États‑Unis.
Dimanche 19 avril, la marine américaine a ouvert le feu sur le cargo iranien Touska, battant pavillon iranien, qui tentait de franchir le blocus maritime imposé par Washington sur les ports iraniens depuis le 13 avril. Le président Donald Trump a déclaré sur son réseau Truth Social : > « Les Marines américains ont maintenant le contrôle du navire ».
Le Centcom a précisé que le destroyer américain a intercepté le Touska dans le golfe d’Oman, a ordonné à l’équipage d’évacuer la salle des machines, puis a tiré plusieurs salves d’obus qui ont endommagé le système de propulsion. Après que les explosions se soient apaisées, des Marines ont embarqué le vessel, qui demeure sous contrôle américain.
Le Centcom a également rappelé que, depuis le début du blocus, les forces américaines ont forcé 25 navires commerciaux à rebrousser chemin ou à retourner dans un port iranien. Le cargo Touska, déjà visé par des sanctions du Trésor américain, se trouvait à environ 45 km des côtes iraniennes près de Chabahar au moment de l’incident.
Téhéran avait levé vendredi son blocage du détroit d’Ormuz, voie stratégique où transite un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, mais a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit, accusant les États‑Unis de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril et expirant dans deux jours.
Le porte‑parole de l’état-major iranien a écrit sur Telegram : > « Les forces armées de la République islamique d'Iran riposteront bientôt et prendront des mesures de représailles contre cet acte de piraterie armée et contre les militaires américains ».
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que l’Iran était prêt à « abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille » si les négociations ne débouchent pas.
De son côté, la Chine, par le biais du porte‑parole Guo Jiakun, a appelé à une « attitude responsable » et rappelle que le détroit d’Ormuz doit rester ouvert à la navigation normale, soulignant que cela sert l’intérêt commun de la région.
Cette escalade a entraîné un plongeon des bourses occidentales et une hausse brutale des cours du pétrole, accentuant les craintes d’une perturbation durable des approvisionnements énergétiques mondiaux.
Avec le cessez-le-feu qui doit expirer dans les prochains jours, le monde observe de près si la riposte iranienne déclenchera une nouvelle vague de conflit ou ouvrira la voie à une désescalade diplomatique.