La nuit du samedi au dimanche, deux événements majeurs ont secoué le Moyen‑Orient : des frappes en Iran ont fait cinq morts lors de la tentative américaine de retrouver un pilote disparu, tandis que l’ancien directeur de l’AIEA, Mohamed El‑Baradei, a lancé un appel urgent contre les provocations du président Donald Trump.
Des frappes aériennes menées par les États‑Unis pour localiser le pilote américain dont l’avion aurait été abattu par Téhéran ont touché la zone de Kouh‑e Siah, dans la province de Kohgiluyeh‑et‑Boyer‑Ahmad. Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, cinq personnes ont été « tombées en martyr » lors de l’attaque nocturne. Le responsable provincial cité par le média a confirmé le bilan, sans préciser l’identité des victimes. L’incident survient alors que Washington intensifie ses recherches, tandis que Téhéran accuse les États‑Unis d’ingérence et réaffirme sa responsabilité dans la destruction de l’appareil. Aucun communiqué officiel américain n’a encore détaillé le nombre exact de pertes ou la nature des cibles touchées.
Dans un message publié sur X, Mohamed El‑Baradei, lauréat du Prix Nobel de la paix en 2005, a qualifié le président américain de « fou » et a averti que ses menaces pourraient transformer le Moyen‑Orient « en boule de feu ».
« Une fois de plus, s’il vous plaît, faites tout ce qui est en votre pouvoir avant que ce fou ne transforme la région en boule de feu », a écrit El‑Baradei en arabe, avant de réitérer en anglais le discours de Trump qui aurait donné jusqu’à lundi à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz, sous peine de « déchaîner les enfers ».
« Rien ne peut être fait pour arrêter cette folie ! », a-t-il ajouté, interpellant les Nations unies, la Chine, la Russie, le Conseil européen et le président français Emmanuel Macron.
Ces deux développements illustrent la volatilité de la région : d’un côté, la violence directe qui fait des victimes locales, de l’autre, la rhétorique escaladée d’une grande puissance qui menace de déclencher une crise plus large. Le Moyen‑Orient retient son souffle, tandis que le monde observe.