
Alors que le détroit d’Ormuz devient le théâtre d’une tension aiguë, les acteurs mondiaux se pressent pour éviter un conflit majeur.
Le président chinois Xi Jinping a réitéré, lors d’une rencontre avec le prince héritier d’Abu Dhabi, que « la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale des pays du Moyen‑Orient doivent être intégralement respectées ». De son côté, le vice‑président américain JD Vance a lancé : « La balle est dans le camp des Iraniens », soulignant que Washington exige la prise de possession de l’uranium enrichi et sa vérification pour empêcher toute nouvelle enrichment. Le président Donald Trump a quant à lui affirmé : « Je peux vous dire que l'autre camp nous a appelés… ils (les Iraniens) voudraient faire un accord, à tout prix ». Les Etats‑Unis recherchent une suspension de 20 ans du programme d’enrichissement iranien, tandis que Téhéran aurait proposé une suspension de 5 ans; cette divergence reste non résolue.
L’armée israélienne a annoncé la mort d’un soldat « au combat » dans le sud du Liban et a frappé environ 150 cibles du Hezbollah au cours des dernières 24 heures, encerclant la ville de Bint Jbeil. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a appelé à « l’annulation » des pourparlers prévus entre le Liban et Israël, qualifiant ces négociations de « capitulation ».
Le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, a prévenu que avril pourrait être pire que mars pour le secteur de l’énergie, alors que aucun navire n’a pu charger de cargaison dans le Golfe ce mois‑ci. Les marchés financiers ont oscillé : les Bourses européennes ont perdu ‑0,29 % à Paris, tandis que Wall Street terminait en hausse (+0,63 % au Dow Jones). Le prix du pétrole a repris sa progression, franchissant à nouveau les 100 dollars. Parallèlement, l’ONU a rappelé que « aucun pays n’a le droit d’interdire le droit de passage inoffensif ou la liberté de navigation », prompting la France et le Royaume‑Uni à organiser une conférence pour une mission multinationale dans le détroit.
« Nous ne pouvons laisser le monde retourner à la loi de la jungle », avait insisté Xi Jinping plus tôt. La balle reste toujours dans la cour des diplomates, tandis que les habitants du Golfe attendent les prochains développements.