
Les habitants de Dnipro ont vécu une nuit d’enfer : plus de vingt heures de frappes continues qui ont transformé la ville centrale‑est de l’Ukraine en zone de guerre, causant la plus importante attaque jamais enregistrée contre elle.
Le gouverneur militaire de la région, Oleksandr Ganzha, a déclaré :
« 20 heures… Pendant plus de 20 heures affreuses, les Russes ont attaqué Dnipro par vagues. Ils ont frappé avec des missiles et des drones. »
Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a lancé 619 drones et 47 missiles durant la nuit. La plupart ont été interceptés, mais les vagues successives ont touché des habitations, des commerces et des infrastructures énergétiques. Le maire de la ville, Borys Filatov, a qualifié l’assaut de « la plus grande attaque jamais menée contre Dnipro ».
| Zone affectée | Décès | Blessés |
|---|---|---|
| Dnipro (ville) | 8 | 49 (dont 2 enfants) |
| Région de Dnipropetrovsk | — | 10 |
| Région de Zaporizhzhia | 1 (minibus civil) | 4 |
Parmi les blessés figure le vice‑maire de Dnipro. La Russie, qui passe désormais de raids nocturnes ponctuels à des frappes prolongées, a affirmé avoir mené une « attaque massive » contre des cibles militaires, tout en niant toute visée sur les civils.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en visite en Azerbaïdjan, a exhorté la communauté internationale :
« Il est important que le monde ne reste pas silencieux face à ce qui se passe et que cette guerre russe en Europe ne soit pas éclipsée par la guerre en Iran. Nous comptons sur la mise en œuvre rapide de chacun de nos accords politiques pour renforcer la défense aérienne. »
Après le bombardement, un drone est tombé en Roumanie, pays voisin de l’OTAN, entraînant l’évacuation de plus de 200 personnes et le déploiement d’avions de combat britanniques basés sur le sol roumain.
Ces frappes démontrent la volonté de Moscou d’intensifier la pression sur le cœur industriel ukrainien, tout en rappelant que la défense aérienne reste le maillon crucial pour protéger les civils. Le prochain défi ? Empêcher que ces vagues meurtrières ne deviennent la nouvelle norme.