
Le dimanche, les Bulgares ont donné à Rumen Radev une victoire électorale sans précédent, mais les chiffres exacts varient selon les comptages.
Les deux sources principales donnent des chiffres légèrement différents :
| Source | % des voix pour Progressive Bulgaria | Sièges estimés (sur 240) | Tour de scrutin compté |
|---|---|---|---|
| Source 1 (Myara) | 44 % | 135 | 78 % |
| Source 2 (Trend) | 39,2 % | — (pas encore finalisé) | 43,4 % de participation prévue |
« Nous ferons tout notre possible pour éviter de devoir recourir à de nouvelles élections », a déclaré Radev après les premiers résultats.
Le taux de participation, selon la première source, atteindrait ≈ 50 %, contre 43,4 % estimés par l’autre. Les partis traditionnels de l’ancien Premier‑ministre Boyko Borissov (GERB) seraient relégués à environ 15 % (Source 2) ou 13 % (Source 1), soit entre 30 et 36 sièges. D’autres formations dépassent le seuil de 4 % : l’alliance pro‑UE à 14 %, le Mouvement pour les droits et libertés à 5,8 %, et le parti nationaliste Revival à 4,4 %.
Radev, ancien pilote de chasse et commandant de l’armée de l’air, a quitté la présidence en janvier pour se présenter comme Premier‑ministre. Sa campagne s’est centrée sur la lutte contre une « élite corrompue », la réforme du conseil judiciaire et le rétablissement de la confiance populaire. Malgré son opposition affichée à l’aide militaire à l’Ukraine, il affirme soutenir l’UE et l’OTAN, tout en appelant à une politique énergétique plus indépendante, ce qui laisse entendre un possible réajustement des rapports avec la Russie.
Le principal défi sera de transformer cette majorité relative en gouvernance stable. Si les 135 sièges projetés sont confirmés, Progressive Bulgaria pourrait former un gouvernement seul, mais il devra tout de même obtenir une super‑majorité de 160 votes pour modifier le conseil judiciaire. Les alliances avec les partis pro‑UE ou même avec le parti Revival resteront incertaines, tandis que le mouvement oligarchique autour de Delyan Peevski reste exclu.
Une nouvelle ère politique semble s’ouvrir en Bulgarie, mais la capacité de Radev à concrétiser ses promesses dépendra de la composition finale du parlement.
Le pays attend désormais de voir si la vague d’espoir pourra réellement renverser le vieux système de corruption.