Le président Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique internationale en qualifiant le pape Léon XIV de « très libéral » et de « faible face à la criminalité », quelques heures après que le souverain pontife ait prononcé une vigoureuse allocution anti‑guerre depuis la basilique Saint‑Pierre.
Lors d’une conférence de presse à la base militaire d’Andrews (Maryland), le chef d’État‑un·e a affirmé ne « pas être un grand fan du pape Léon » et l’a accusé de « faire joujou avec l’Iran », insinuant que le pontife soutiendrait le programme nucléaire du pays. Il a également mêlé d’autres accusations : opposition supposée à l’opération américaine au Venezuela en janvier, et rencontres avec des partisans de Barack Obama.
Sur son réseau Truth Social, Trump a publié un long message où il réitère que « je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États‑Unis », ajoutant que son mandat vise « à faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et à créer le plus grand marché boursier de l’histoire ». L’annonce était accompagnée d’une image générée par intelligence artificielle le représentant en toge blanche et rouge, posant la main sur le front d’un patient entouré de fidèles, sur fond d’emblèmes américains.
« Je ne suis pas un grand fan du pape Léon. C’est quelqu’un de très libéral, et un homme qui ne croit pas à la lutte contre la criminalité. »
Le jour précédent, Léon XIV – élu en mai 2025, premier pape d’origine américaine, né à Chicago – avait tenu une veillée de prière à Rome, appelant à « assez de guerres » et rappelant que « la véritable force se manifeste en servant la vie ». Il a exhorté les dirigeants mondiaux à « arrêter », à « s’asseoir à la table du dialogue » et à « privilégier la médiation plutôt que le réarmement ». Aucun nom de pays ou de responsable n’a été mentionné dans son discours.
Les propos de Trump, perçus comme une rupture du traditionnel respect entre l’État et le Vatican, accentuent les tensions déjà vives entre Washington et le Saint-Siège depuis que le pape a critiqué la politique étrangère américaine, notamment au Moyen‑Orient.
Alors que le dialogue officiel reste ouvert, les deux chefs d’État semblent désormais engagés dans une lutte d’influence où foi, politique et image publique s’affrontent. Le monde observe, incertain, le prochain chapitre de cette rivalité inédite.