
Zelensky a déclaré que la ville de Kramatorsk, « cœur de la résistance ukrainienne », risque un bilan encore plus lourd alors que les frappes russes s’intensifient, tandis que le conflit attire de nouveaux combattants venus d’Afrique.
Au cours de sa visite à Bahreïn, le président ukrainien a dénoncé « cynisme absolu » face à la proposition russe d’un cesse‑casse les 8 et 9 mai, destiné aux célébrations du 81ᵉ anniversaire de la victoire de 1945.
« C’est d’un cynisme absolu que de demander un cessez‑feu afin d’organiser des célébrations de propagande, tout en menant chaque jour de telles frappes », a affirmé Zelensky.
La Russie menace de lancer une « frappe massive de missiles » sur le centre de Kiev si l’Ukraine viole son propre arrêt des hostilités, tandis que Kyiv a annoncé une trêve à partir de mercredi 00 h 00 (21 h GMT) sans préciser de durée et a promis de répondre « de manière symétrique » à toute transgression russe.
Les combats continuent : à Zaporijjia, quatre bombes aériennes ont fait au moins 12 morts et 20 blessés. Des drones ukrainiens ont même percuté un immeuble résidentiel à l’ouest de Moscou. Selon l’analyste Volodymyr Fessenko, l’annonce de trêve est avant tout une manœuvre tactique dans le domaine informationnel et politique, car aucun des deux cesse‑casse ne sera pleinement respecté.
Parallèlement, le ministre sud‑africain des Affaires étrangères, Ronald Lamola, a confirmé la mort de au moins 2 Sud‑Africains combattant pour l’armée russe. Ces hommes avaient été recrutés via un circuit différent de celui déjà identifié, où 17 citoyens avaient été envoyés sous couvert de formation en protection privée ; 11 sont revenus, 4 sont repartis le 18 février, et 2 restent en Russie.
Au Kenya, un suspect a été arrêté pour avoir tenté de recruter 25 Kenyans afin qu’ils rejoignent le front russe. L’Ukraine estime que plus de 1 700 Africains combattent aux côtés de Moscou, bien que la Russie nie tout recrutement illégal.
Ces développements soulignent la complexité croissante du conflit, où chaque nouvelle trêve et chaque flux de combattants étrangers redessinent la carte d’un affrontement qui continue de façonner l’Europe et au‑delà.