
En pleine escalade destensions, les pourparoles entre Washington et Téhéran vacillent alors que le cessez‑le‑feu, instauré le 8 avril, doit expirer mercredi.
Le vice‑président américain JD Vance a annulé sa visite prévue au Pakistan, où le Premier ministre Shehbaz Sharif œuvre sans relâche pour relancer les négociations. L’Iran affirme ne pas encore avoir pris de décision, invoquant des « actions inacceptables » de la part des États‑Unis, notamment le blocus du détroit d’Ormuz. Le porte‑parole du ministère iranien, Esmail Baghaei, a précisé qu’aucune décision finale n’avait été adoptée.
De son côté, Donald Trump a Reiteré que « des dizaines de bombes vont exploser » si aucun accord n’est conclu avant la fin du cessez‑le‑feu. « Je ne veux pas de cet prolongement », a‑t‑il déclaré à la chaîne CNBC, soulignant que l’Iran « a un choix » à faire. Cette position contraste avec les propos de Steve Witkoff et Jared Kushner, attendus à Washington pour de nouvelles consultations, tandis que le président américain garde la porte ouverte à d’éventiques frappes si les pourparoles échouent.
Source iranienne : « Nous n’acceptons pas les négociations sous la menace. »
Trump : « des dizaines de bombes vont exploser ».
Parallèlement, les forces américaines ont embarqué, sans incident, le pétrolier « M/T Tifani », précédemment sanctionné pour le transport de pétrole iranien. Le commandement iranien a dénoncé cet acte comme une « piraterie » et une violation du cessez‑le‑feu.
La situation alimente une flambée des prix du pétrole, avec le Brent frôlant les 95 $ par baril, et préoccupe l’Union européenne, qui craint une pénurie d’essence d’ici six semaines. Les ministres des Transports européens doivent donc examiner d’urgence des mesures de protection des consommateurs.
La diplomatie reste fragile, mais la pression diplomatique et militaire continue de pousser les deux capitales à envisager un nouveau round de talks avant que le délai critique ne s’écoule.