Le vice‑président américain JD Vance s’apprête à embarquer sur l’Air Force Two depuis la base Andrews, Maryland, pour rejoindre Islamabad, où une série de pourparlers de paix entre les États‑Unis, Israël et l’Iran doit débuter ce week‑end.
Le gouvernement de Donald Trump prévoit d’inscrire la libération des au moins six citoyens américains détenus à Téhéran dans l’ordre du jour. Le groupe de négociation, qui comprend Steve Witkoff, envoyé spécial, et Jared Kushner, le gendre du président, se rendra aux côtés du secrétaire d’État Marco Rubio – également conseiller à la sécurité nationale – pour discuter du cesse‑feu récemment conclu, du blocage du détroit d’Ormuz et des réserves d’uranium enrichi iranien.
« La libération de citoyens américains par l’Iran serait une façon simple et sans conséquences pour que l’Iran trouve une sortie aux hostilités actuelles », a déclaré Kieran Ramsey, de l’ONG Global Reach.
La Maison-Blanche, représentée par la porte‑parole Anna Kelly, a refusé de commenter, rappelant que « ces conversations sont en cours et les États‑Unis ne négocieront pas par la presse ». Le Département d’État a toutefois publié un communiqué dénonçant le « long et honteux historique de détentions injustes » de Téhéran et exigeant la libération immédiate de tous les Américains.
Parmi les prisonniers, Kamran Hekmati, 61 ans, et Reza Valizadeh, 49 ans, sont incarcérés à la prison d’Evin, célèbre pour ses conditions sévères et récemment endommagée lors d’un raid aérien israélien. Hekmati, ressortissant iranien‑américain, nie les accusations de visite en Israël ; Valizadeh, journaliste pour Radio Farda, a été condamné à dix ans pour « collaboration avec un gouvernement hostile ». Le gouvernement Trump les a officiellement qualifiés de « détenus injustement », déclenchant les procédures de libération d’urgence.
Le récent départ, sous médiation omanaise, de deux ressortissants français détenus pour espionnage a alimenté l’espoir que l’Iran pourra, sous pression diplomatique, libérer ses otages sans perdre de terrain.
Si les pourparlers aboutissent, la libération des Américains pourrait devenir le premier geste de bonne volonté d’un Iran en crise, mais la fragilité du cesse‑feu laisse planer le doute sur la rapidité et la fermeté de la demande américaine. Le monde attend de voir si la diplomatie pourra transformer ces détentions en un levier de paix.