Les pourparlers entre Washington et Téhéran, amorcés à Islamabad, s’engagent sur une corde raide où chaque condition devient un point de friction.
Après deux semaines de cessez‑le‑feu fragile entre les États‑Unis et l’Iran, une délégation américaine conduite par le vice‑président JD Vance s’est rendue au Pakistan pour rencontrer le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf. Aux côtés de Vance, le spécialiste Steve Witkoff et Jared Kushner, conseiller et beau‑fils de l’ancien président Donald Trump, ont rejoint la mission, espérant transformer le calme récent en accords durables.
« Nous sommes optimistes », a déclaré Vance aux journalistes, « si les Iraniens négocient de bonne foi, nous garderons la main ouverte. »
« Si ils essaient de nous jouer », a-t‑il ajouté, « l’équipe de négociation ne sera pas réceptive. »
Ghalibaf a rapidement publié sur X que le redémarrage des pourparlers dépendait de deux exigences non encore satisfaites : la cessation des attaques israéliennes au Liban et le déblocage des avoirs gelés de l’Iran.
« Deux des mesures mutuellement convenues n’ont pas encore été mises en œuvre : un cessez‑le‑feu au Liban et la libération des actifs bloqués de l’Iran avant le début des négociations. », a-t‑il insisté.
Ces revendications compliquent la dynamique du cessez‑le‑feu, déjà mise à l’épreuve par les accusations de Donald Trump selon lesquelles l’Iran continue de perturber le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, qui transporte 20 % du pétrole mondial.
Les États‑Unis restent donc sur leurs positions, tout en pressant l’Iran de respecter les engagements déjà pris. Le succès ou l’échec de ces discussions pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique du Moyen‑Orient et la sécurité des routes énergétiques mondiales.
Si les conditions de Téhéran ne sont pas levées, le fragile calme pourrait bien basculer à nouveau.