Le président cubain Miguel Díaz‑Canel a réaffirmé ce mercredi son intention de rester à la tête du pays, promettant une « résistance imprenable » face à ce qu’il qualifie d’agression américaine.
Dans un message publié sur X et traduit en anglais, Díaz‑Canel a écrit :
« En cas de scénario le plus défavorable, Cuba peut compter sur une certitude : tout agresseur extérieur se heurtera à une résistance imprenable. »
Parallèlement, le président Donald Trump a déclaré qu’il serait « un honneur » de « prendre le contrôle de Cuba », tandis que le sénateur Marco Rubio, d’origine cubaine, a décrit l’économie de l’île comme « non fonctionnelle » et a reproché à ses dirigeants d’ignorer la perte des subventions vénézuéliennes et russes. Díaz‑Canel a accusé les États‑Unis d’utiliser la crise économique comme prétexte d’intervention, affirmant que Washington menace « quotidiennement de renverser l’ordre constitutionnel par la force ».
Des sources américaines citées par Straight Arrow News et le New York Times indiqueraient que les négociateurs cubains ont été informés que Díaz‑Canel devrait quitter ses fonctions, tout en conservant le Parti communiste au pouvoir. Trump a toutefois déclaré pouvoir « faire tout ce que je veux » avec une nation qu’il considère affaiblie.
Le 16 mars 2026, Cuba a subi une panne d’électricité généralisée d’environ trente heures, exacerbée par le retrait de l’aide pétrolière vénézuélienne après l’opération américaine qui a renversé le président Nicolas Maduro. Le réseau a repris partiellement la nuit suivante, mais la pénurie persiste.
Le Kremlin a annoncé, par l’intermédiaire du porte‑parole Dmitri Peskov, être « prêt à fournir toute l’assistance possible », bien que, selon le Moscow Times, aucun navire pétrolier russe n’ait atteint Cuba depuis début janvier.
Alors que Cuba navigue entre pressions américaines et une crise énergétique aiguë, le soutien russe reste théorique, laissant l’île dans une situation de vulnérabilité accrue.
Le futur de la direction cubaine et la capacité du pays à surmonter ces défis restent donc largement incertains.