
L’offensive américaine‑israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février, a déjà plongé la région dans une seconde semaine de combats et fait grimper les prix du carburant à un niveau que les consommateurs n’avaient pas vu depuis plusieurs années.
Après la mort du Souverain suprême Ayatollah Ali Khamenei lors d’une frappe israélienne, son fils Mojtaba Khamenei a été désigné comme successeur, bien que le jeune homme ne se soit encore exprimé publiquement. Le président Donald Trump a qualifié les frappes contre les sites nucléaires iraniens de « réaction nécessaire », tout en affirmant que l’Iran devait se rendre « inconditionnellement ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dans une interview à PBS NewsHour que les négociations avec les États‑Unis sont désormais « hors de la table ».
« Nous ne parlerons plus avec les Américains, car notre expérience avec eux a été très amère. »
Il a également rejeté la responsabilité du ralentissement du transport pétrolier, affirmant que c’est la « agression américaine‑israélienne » qui rend la région « insecure ». Selon lui, l’Iran n’a pas fermé le détroit d’Hormuz et ne cherche qu’à défendre ses intérêts face aux frappes.
Le conflit a fait bondir le prix moyen de l’essence aux États‑Unis à 3,48 $ le gallon, soit près de +17 % depuis le premier jour des frappes. L’Association américaine des automobilistes (AAA) indique une hausse de 34 cents en une semaine, portant le prix à 3,32 $.
Sur les marchés, le West Texas Intermediate (WTI) et le Brent ont atteint leurs plus fortes hausses annuelles, alimentant les craintes d’une pénurie prolongée. Le président Trump a tenté de minimiser l’impact :
« Les prix courts‑termes du pétrole chuteront rapidement lorsque la menace nucléaire iranienne sera éliminée ; c’est un petit prix à payer pour la sécurité et la paix. »
Alors que l’Iran menace d’étendre les attaques à d’autres installations pétrolières de la région, le monde observe une escalade qui pourrait bien transformer la crise locale en une perturbation énergétique mondiale.
Le prochain tournant du conflit dépendra désormais des décisions politiques à Washington et de la capacité de l’Iran à maintenir son contrôle sur le détroit d’Hormuz.