Le soir même que le cessez‑le‑feu de trois jours, négocié sous l’égide des États‑Unis, prenait fin, la Russie a lancé plus de deux cents drones contre l’Ukraine, frappant notamment une école maternelle et faisant au moins six blessés et un mort.
Le 8 mai, Donald Trump avait proposé à Kiev et à Moscou un arrêt des hostilités du 9 au 11 mai, accompagné d’un échange de 1 000 prisonniers. Les deux parties avaient accepté, même si l’Ukraine avait annoncé un cessez‑le‑feu unilatéral à partir du 6 mai. Au cours de la période, aucune attaque massive n’a été signalée, mais les deux camps s’accusaient mutuellement de violations continues.
« Nous avions proposé de prolonger le cessez‑le‑feu au‑delà du 11 mai. Au lieu de cela, la Russie a lancé plus de 200 drones, touchant des infrastructures civiles dont une maternelle, causant des victimes. »
Conflit de chiffres – Source 1 indique 108 drones abattus par la Russie, alors que Source 2 mentionne 57 drones ukrainiens détruits par les défenses russes. Les deux parties n’ont pas confirmé lequel est exact.
Vladimir Poutine, après le défilé du 9 mai célébrant la victoire de la Seconde Guerre mondiale, a déclaré que la guerre « se rapproche de sa fin », sans préciser de date. Le porte‑parole du Kremlin, Peskov, a rappelé qu’il était trop tôt pour parler de détails concrets.
Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, a été cité par Poutine comme interlocuteur potentiel pour un dialogue russo‑européen. Berlin a réagi froidement, exigeant d’abord une prolongation du cessez‑le‑feu avant d’envisager toute médiation.
Alors que les combats reprennent et que les chiffres divergent, la région reste en tension, et le futur d’un accord de paix demeure incertain. La prochaine semaine pourrait bien déterminer si les promesses de « fin prochaine » se traduiront en réalité.