
Le détroit d’Ormuz, l’une des artères maritimes les plus sensibles du monde, a de nouveau été le théâtre d’une escalade inattendue : deux vedettes de la Garde révolutionnaire islamique ont ouvert le feu sur un pétrolier sans avertissement.
L’incident s’est produit le samedi, à 37 kilomètres au nord‑est d’Oman, où le capitaine du navire a signalé la présence de deux petites embarcations iraniennes. Selon le UK Maritime Trade Operations Centre (UKMTO), les bateaux se sont approchés sans aucune communication radio avant de tirer sur le pétrolier. Ce geste survient après que l’armée iranienne a réaffirmé son engagement à maintenir la voie de navigation ouverte, malgré les menaces précédentes qui avaient fait craindre une fermeture du détroit.
« Le pétrolier et son équipage sont déclarés sains et saufs. Les autorités enquêtent », indique le communiqué du UKMTO.
Le commandant du navire a immédiatement informé les autorités, qui ont déclaré que l’équipage n’avait subi aucune blessure et que le navire restait opérationnel. Des enquêtes sont lancées tant par les autorités iraniennes que par les instances internationales de sécurité maritime afin de déterminer les motifs de l’attaque et d’évaluer les risques pour le trafic pétrolier, qui représente près de 20 % du commerce mondial de pétrole.
L’incident relance les inquiétudes quant à la stabilité du détroit, déjà sous pression à cause des tensions géopolitiques entre l’Iran et les pays occidentaux. Les opérateurs de transport maritime surveillent de près la situation, redoublant de prudence dans leurs itinéraires et leurs protocoles de sécurité.
Alors que les investigations se poursuivent, le monde observe, conscient que chaque détonation dans ce couloir vital peut rapidement redessiner les cartes du commerce et de la sécurité internationales.