
Giorgia Meloni, la présidente du Conseil des ministres italien, a dénoncé ce mardi la diffusion massive de photos truquées où elle apparaît en nuisette, créées à l’aide d’intelligence artificielle. L’image, partagée par un internaute identifié sous le pseudonyme Roberto, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant colère et inquiétude.
Le montage, que Meloni décrit comme « très embelli », provient d’un deep‑fake généré par une IA capable de superposer le visage d’une personnalité publique sur des corps fictifs. Elle a rappelé que ce n’est pas la première fois que la cheffe du gouvernement fait l’objet de ce type de manipulation : l’été dernier, un forum de près de 700 000 membres était accusé d’héberger des images volées et falsifiées de femmes politiques, souvent à caractère pornographique.
« Les deepfakes peuvent tromper, manipuler et toucher n’importe qui. Moi, je peux me défendre. Beaucoup d’autres, non. » – Giorgia Meloni, Premier ministre
Meloni a souligné que le problème dépasse son cas personnel, qualifiant l’outil « dangereux » et appelant les internautes à « vérifier avant de croire, et croire avant de partager ». Elle a insisté sur le risque de désinformation généralisée, où des contenus manipulés pourraient influencer l’opinion publique ou porter atteinte à la réputation d’autres figures publiques.
Les autorités italiennes n’ont pas encore annoncé de mesures législatives spécifiques, mais le débat sur la régulation des deepfakes s’intensifie dans toute l’Europe. En attendant, la ministre exhorte les citoyens à adopter une posture critique face aux médias numériques.
Cette affaire rappelle que la frontière entre réalité et fiction se brouille de plus en plus, et que la vigilance numérique devient une nécessité quotidienne.
Le défi est lancé : demain, ce ne sera peut‑être plus qu’une image .