
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’apprête à atterrir à Rome et au Vatican ce jeudi 7 mai, dans le but explicite d’apaiser une tension sans précédent entre Washington et le Saint‑Siège, aggravée par les attaques virulentes du président Donald Trump contre le pape Léon XIV.
Depuis son élection le 8 mai 2025, Léon XIV a dénoncé la politique migratoire stricte des États‑Unis et, après les frappes américano‑israéliennes contre l’Iran, a publiquement qualifié la menace de « détruire l’Iran » de « inacceptable ». Trump a réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant le pontife de « faible » et de « nul en politique étrangère », ajoutant :
« Je ne suis pas un grand fan du pape ».
Ces remarques ont déclenché un climat de défiance où le président a même menacé de retirer les forces américaines d’Italie, reprochant à Rome de ne pas avoir soutenu les opérations contre l’Iran. Le même jour, le Pentagone a annoncé le retrait de 5 000 soldats d’Allemagne.
Durant son court séjour (jeudi et vendredi), Rubio, catholique pratiquant, rencontrera :
L’objectif affiché est de « dégeler » les relations bilatérales, mais la visite s’inscrit aussi dans un contexte militaire sensible :
| Pays | Effectifs américains (31 dec 2025) |
|---|---|
| Italie | 12 662 soldats |
| Espagne | 3 814 soldats |
| Allemagne | 36 436 soldats |
En réunissant les dirigeants religieux et politiques, la mission de Rubio cherche à restaurer le dialogue avant que la première année du pontificat de Léon XIV ne s’achève. Le monde observe : la prochaine rencontre pourrait bien redessiner les rapports entre le pouvoir séculier et l’autorité morale du Vatican.
Un simple échange diplomatique pourrait ainsi décider du futur équilibre entre deux géants mondiaux.