
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé un cessez‑le‑feu de deux jours en Ukraine, à l’occasion de la Pâque orthodoxe, suscitant à la fois espoir et scepticisme parmi les observateurs du conflit qui dure depuis plus de quatre ans.
Selon le communiqué du Kremlin, la trêve débute à 16 h00 (13 h00 GMT) le 11 avril et se poursuit jusqu’à la fin de la journée du 12 avril 2026. L’état‑major russe a reçu l’ordre de suspendre les opérations de combat « dans toutes les directions », tout en rappelant que ses forces restent prêtes à « contrer toute provocation éventuelle de l’ennemi ». Le texte précise que Moscou part du principe que l’Ukraine suivra « l’exemple de la Fédération de Russie ».
« L’Ukraine a fait savoir à plusieurs reprises que nous étions prêts à prendre des mesures réciproques. Nous avons proposé un cessez‑le‑feu cette année pendant les fêtes de Pâques et nous agirons en conséquence », a déclaré Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
Cette initiative survient après plusieurs cycles de pourparlers menés sous l’égide des États‑Unis, qui n’ont pas réussi à débloquer la situation. Les négociations s’étaient surtout enlisées lorsque Washington a détourné son attention vers la crise en Iran. Moscou maintient sa demande de concessions territoriales, que Kiev juge inacceptables, tandis que l’Ukraine rappelle les violations de la trêve de 2025, lorsqu’elle accusait la Russie de poursuivre des attaques isolées.
Si les deux parties respectent la pause, la période pourrait offrir un rare répit humanitaire et permettre aux organisations de secours d’accéder aux zones les plus touchées. Cependant, les antécédents de non‑respect des cessez‑le‑feu laissent planer le doute quant à la durée réelle de l’arrêt des hostilités.
Ce geste, annoncé à la veille d’une fête partagée, pourrait devenir le point de départ d’un nouvel élan diplomatique… ou simplement un court répit avant la reprise des combats.