Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a profité de sa visite au Moyen‑Orient pour proposer une aide inattendue : soutenir les monarchies du Golfe dans la crise du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran et qui menace l’approvisionnement énergétique mondial.
Depuis plusieurs semaines, l’Iran a intensifié le blocage du détroit d’Ormuz, point névralgique pour le transport du pétrole. La perturbation a déclenché une flambée des prix du carburant et a alimenté les inquiétudes des pays exportateurs du Golfe, qui dépendent du libre passage des navires pour leurs économies. Dans ce climat de tension, plusieurs puissances cherchent à offrir des solutions diplomatiques ou militaires.
Lors d’une conférence de presse avec des journalistes d’AFP, Zelensky a déclaré, sous embargo jusqu’à vendredi :
« Personne ne nous a spécifiquement associés à la question du détroit d’Ormuz. Aux représentants du Moyen‑Orient et du Golfe avec lesquels j’ai parlé durant ma visite, j’ai dit : l’Ukraine est prête à aider pour tout ce qui concerne la défense. »
Il a toutefois précisé ne pas entrer dans les détails, renvoyant la décision sur les modalités d’intervention aux États‑Unis et aux pays de la région du Golfe et du Moyen‑Orient.
Cette offre marque une première fois où l’Ukraine, engagée dans sa propre guerre contre la Russie, se positionne comme un possible partenaire de défense pour des États du Golfe. Si l’initiative se concrétise, elle pourrait renforcer les liens entre Kiev et les monarchies du Moyen‑Orient, tout en offrant à l’Ukraine une visibilité diplomatique supplémentaire sur la scène internationale. Cependant, l’absence de précisions laisse planer le doute sur la nature exacte de l’aide – qu’il s’agisse de renseignement, de systèmes d’alerte ou de soutien logistique.
En attendant la réponse des acteurs concernés, l’annonce de Zelensky ajoute une nouvelle dimension à une crise énergétique déjà complexe, rappelant que les conflits régionaux peuvent rapidement attirer l’attention de partenaires éloignés.