
Le président Donald Trump a réaffirmé jeudi que le cessez‑le‑feu signé le 8 avril entre Washington et Téhéran restait en vigueur, alors même que des échanges de tirs ont éclaté dans le détroit d’Ormuz, mettant à mal la fragile trêve qui maintient la navigation mondiale.
Des destroyers américains, en transit vers le golfe d’Oman, ont été visés par des missiles, drones et petites embarcées iraniens. Le commandement militaire américain pour le Moyen‑Orient a déclaré que les forces U.S. avaient « intercepté des attaques iraniennes non provoquées » et riposté en ciblant des installations militaires iraniennes – sites de lancement de missiles, centres de commandement et bases de renseignement – sans subir de pertes de navires.
Source A indique que le président Trump a qualifié ces échanges de « broutille » et affirme que le cessez‑le‑feu demeure, tandis que Source B rapporte que Téhéran accuse Washington d’avoir violé le cessez‑le‑feu en frappant un pétrolier iranien et un autre navire, puis a riposté en endommageant des navires militaires américains.
Le Pakistan, présidé par Shehbaz Sharif, continue de jouer le rôle de médiateur, affirmant rester en contact « jour et nuit » avec les deux parties, mais aucune offre définitive n’a encore été acceptée. Environ 1 500 navires et 20 000 membres d’équipage restent bloqués dans le détroit, selon l’Organisation maritime internationale, ce qui pèse sur le commerce mondial du pétrole. Le baril Brent a légèrement baissé pour se situer au‑dessus de 101 $.
Parallèlement, les Émirats arabes unis ont signalé l’action de leur défense aérienne contre des drones et missiles provenant d’Iran, tandis que des pourparlers américano‑libanais prévus les 14‑15 mai cherchent à contenir les affrontements entre Israël et le Hezbollah, qui continuent de faire des victimes dans le sud du Liban.
Alors que Washington maintient son blocus des ports iraniens depuis le 13 avril, les deux camps restent sur leurs positions, et le futur du cessez‑le‑feu dépendra d’une éventuelle percée diplomatique – ou d’une escalade supplémentaire qui risquerait de paralyser davantage le trafic pétrolier mondial.