Une phrase choc : « On est prêts à combattre aux côtés d’Israël », a déclaré le chef des Forces de défense du Uganda, le général Muhoozi Kainerugaba, dimanche soir sur X, déclenchant une onde de choc diplomatique en Afrique de l’Est. ### Solidarité exprimée et ambitions militaires
Le général, fils du président Yoweri Museveni, a réclamé un arrêt immédiat des hostilités au Moyen‑Orient tout en affirmant que « toute tentative de détruire ou de vaincre Israël entraînera notre entrée en guerre du côté d’Israël ». Il a ajouté que les Forces de défense du peuple (UPDF) pourraient intervenir rapidement, même en plaisantant sur la capacité iranienne : « Nous aurions pu prendre Téhéran en 72 heures sans bombardement ». Cette déclaration, depuis supprimée, a été amplifiée par les médias comme un avertissement direct à Téhéran. ### Héritage historique et symboles partagés
Kainerugaba a profité de son discours pour rappeler le raid d’Entebbe de 1976, où le frère du Premier ministre israélien, le lieutenant‑colonel Yonatan “Yoni” Netanyahu, a péri en sauvant des otages. Il a proposé d’élever une statue à cet héros à l’aéroport d’Entebbe, illustrant le lien séculaire entre les deux pays. « Nous voulons rendre hommage à celui qui a sacrifié sa vie ici, symbole de notre amitié », a expliqué le général. ### Réactions diplomatiques et religieuses
Au-delà des motivations militaires, il a invoqué une dimension spirituelle : « Nous soutenons Israël parce que nous sommes chrétiens ; le Seigneur a bénit Israël », a-t-il cité de Deutéronome 33 :29. Cette référence biblique a été soulignée par les analystes comme un facteur de légitimation interne.
« Si l’Iran nous attaque, nous rétiendrons de notre propre missile »,
a affirmé le chef militaire dans un tweet repris par plusieurs médias.
La rhétorique de Kainerugaba a suscité des alertes aux États‑Unis : le sénateur Jim Risch a décrit ses propos comme franchissant une « ligne rouge », menant à une possible révision de l’accord de coopération sécuritaire entre les deux nations. Malgré cela, les liens économiques et militaires entre l’Ouganda et Israël continuent de se renforcer, faisant de ce pays un acteur inattendu dans le conflit régional.
En résumé, le général ougandais transforme son soutien public à Israël en un engagement potentiellement militaire, tout en mobilisant le passé historique pour justifier cette position audacieuse.
« Nous voulons que la guerre au Moyen‑Orient se termine maintenant ; le monde en a assez. »