Alors que le président américain Donald Trump vient d’ordonner, en alliage avec Israël, des frappes massives contre l’Iran, les inquiétudes sur la légitimité de cette guerre embrasent la capitale : les parlementaires démocrates réclament des comptes, tandis que la Constitution des États‑Unis rappelle que seul le Congrès peut déclarer la guerre.
Le pouvoir exécutif, incarné par Trump, peut lancer des opérations militaires en cas de menace immédiate, mais la responsabilité de déclarer officiellement la guerre repose sur le législatif. Les démocrates ont tenté de bloquer le conflit avec une résolution qui a été rejetée 53‑47 au Sénat, laissant le powers of the purse – le contrôle budgétaire du Congrès – comme unique levier pour mettre fin aux hostilités.
"L’Iran ne posait aucune menace imminente pour notre nation; nous avons Initié cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby aux États‑Unis."
— Joe Kent, directeur du National Counterterrorism Center démissionnaire.
L’Organisation des Nations Unies a dénoncé les attaques comme une menace pour la paix mondiale, tandis que des experts en droit international affirment que les frappes américaines contre des cibles civiles – hôpitaux, écoles et navires – constituent des violations du droit humanitaire. Plus de 160 enfants ont péri dans le bombardement d’une école à Minab, et des dizaines de civils ont été tués dans la destruction d’un pétrolier iranien en haute mer.
Les parlementaires envisagent d’utiliser le budget comme arme de pression : bloquer les financements supplémentaires reducirait le coût déjà estimé à 1 billion de dollars par jour. Certains républicains pourraient offrir le moindre des compromis, mais sans les 7 votes nécessaires pour dépasser le seuil de 60 au Sénat, les démocrates peuvent retenir les dépenses et forcer le gouvernement à mettre un terme à cette escalade.
En définitive, la guerre que Trump a déclenchée contre l’Iran mise en danger non seulement l’ordre constitutionnel américain, mais aussi la stabilité internationale, laissant le paysface à des choix décisifs qui pourraient redéfinir la manière dont les États‑Unis mènent leurs futures interventions militaires.