La guerre entre Israël, les États‑Unis et l’Iran a franchi un nouveau point de rupture : le champ gazier South Pars, la plus grande réserve de gaz naturel au monde, a été frappé, déclenchant une chaîne de réactions qui menace l’approvisionnement énergétique mondial.
L’attaque coordonnée, confirmée par des responsables du Gulf, a touché des installations jamais visées auparavant, poussant l’Iran à menacer de viser d’autres sites critiques en Arabie Saoudite, aux Émirats Arabes Unis et au Qatar. Les prix du pétrole ont déjà bondi alors que le détroit d’Ormuz, passage clé pour un cinquième du commerce mondial de brut et de GNL, est partiellement bloqué.
« Même des restrictions modestes sur la consommation d’énergie peuvent ralentir l’activité industrielle », a déclaré Linh Nguyen, de Control Risks, soulignant le risque de choc d’offre pour les économies dépendantes des importations, notamment en Asie.
Face à la pénurie, plusieurs pays activent leurs réserves stratégiques et imposent des mesures d’économie :
| Pays | Jours de réserves stratégiques | Action prise |
|---|---|---|
| Japon | ~254 jours | Libération de 45 jours de stock |
| Corée du Sud | 30 jours (est.) | Tirage de 22,46 M barils via l’OIE |
| Thaïlande | 2 mois de réserves | Suspension des exportations, rationnement |
En Asie du Sud‑Est, la Vietnam impose le télétravail, les Philippines adoptent une semaine de quatre jours et la Thaïlande encourage l’usage des escaliers. Au Royaume‑Uni, l’ancien conseiller de Downing Street Nick Butler avertit d’une possible rationnement dans les deux prochains mois, rappelant les pénuries de 2000 :
« Nous devons préparer dès maintenant une stratégie pour faire face à une pénurie physique d’approvisionnement », a-t‑il déclaré à la BBC.
En Europe, la Commission de l’énergie de l’UE travaille à des mesures d’urgence pour protéger les ménages vulnérables, tandis que le premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé un soutien de 53 millions de livres aux foyers les plus exposés aux hausses de prix.
Les tensions se traduisent donc par une crise énergétique mondiale, où chaque décision – du relâchement de stocks à la restriction de la consommation – façonne la stabilité économique des continents interconnectés.
Le monde attend désormais de voir si les pressions militaires déclencheront une guerre énergétique plus vaste, ou si les mesures d’urgence suffiront à contenir le choc.