
Une nuit du 14 mai 2026, le ciel de Kiev s’est illuminé d’une pluie de drones et de missiles, plongeant la capitale ukrainienne dans le chaos le plus violent depuis le début du conflit.
L’attaque massive, qui a également touché Kremenchuk, Bila Tserkva, Kharkiv, Sumy et Odesa, a fait au moins un mort et 31 blessés selon les autorités locales, tandis que d’autres rapports avancent deux morts et 40 blessés.
*Source 1 indique « au moins un mort et 31 blessés », alors que Source 2 rapporte « deux morts et 40 blessés ». Les responsables n’ont pas encore confirmé le chiffre exact.
Des dizaines de drones et missiles – dont 56 missiles (Iskander, Kinzhal, X‑101) et 675 drones kamikazes – ont été lancés. Les forces aériennes ukrainiennes ont intercepté ou brouillé 29 missiles de croisière, 12 missiles balistiques et 652 drones.
Le quartier de Darnytskyi a vu s’effondrer partiellement un immeuble de huit étages, piégeant des résidents sous les décombres ; 18 appartements ont été détruits. Les services d’urgence ont déjà secouru 27 personnes dans le bâtiment effondré et 11 dans un autre secteur, tandis que les équipes continuent de fouiller sous les gravats.
Des débris de drones ont déclenché des incendies dans plusieurs districts (Dniprovskyi, Holosiivskyi, Obolon) et ont interrompu l’alimentation en eau du côté gauche du fleuve Dnipro.
Le Premier ministre Yuliia Svyrydenko a qualifié l’assaut de « tentative de faire souffrir le plus possible ». Le maire Vitali Klitschko a souligné la destruction massive des appartements et les perturbations de services essentiels.
Le ministre des Affaires étrangères Andrii Sybiha a lié l’attaque aux réunions de haut niveau à Beijing, déclarant : « Au moment où les plus puissants dirigeants se rencontrent, le président Poutine a lancé des centaines de drones et de missiles contre la capitale ukrainienne ».
Le président Volodymyr Zelensky a averti que la Russie cherchait à infliger « le plus de douleur et de chagrin possible ». Cette offensive survient quelques heures après les commentaires de Donald Trump sur une possible entente russo‑ukrainienne et les déclarations de Vladimir Poutine à l’occasion du 9 mai, affirmant que la guerre pouvait « approcher de sa fin ».
Alors que l’Ukraine continue de renforcer ses défenses aériennes, la communauté internationale surveille de près les répercussions de cet assaut sur les négociations de paix.
Le fracas de la nuit du 14 mai rappelle que, malgré les appels à la diplomatie, la violence demeure le moyen le plus brutal que la Russie utilise pour influencer le cours du conflit.