En plein vol de retour àWashington, le président américain Donald Trump a affirmé ne pas avoir de problème à voir arriver un pétrolier russe au large de Cuba, un geste qui pourrait atténuer la pénurie d’énergie qui étreint l’île.
Depuis des mois, Washington impose un blocus énergétique à Cuba dans l’espoir de renverser le régime. Cet embargo a plongé le pays dans des coupures d’électricité répétées, a réduit les hôpitaux en rade et a aggravé la crise humanitaire que des millions de Cubains subissent au quotidien.
Le 730 000 barils de pétrole transportés par le Anatoly Kolodkin sont actuellement à quelques centaines de kilomètres de la côte cubaine. Les données de suivi indiquent que le navire doit atteindre la ville de Matanzas d’ici mardi. Selon les experts, cette cargaison pourrait fournir environ 180 000 barils de diesel, soit assez pour couvrir la demande de Cuba pendant neuf à dix jours.
« Il ne doit pas être supposé que cela profite à la Russie ; il ne perd qu’un chargement de pétrole, » a-t-il ajouté.
Cette prise de parole s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à pression politique sur le gouvernement cubain, tout en reconnaissant que le peuple cubain a besoin d’assistance urgente. Le président a cependant souligné que « Cuba est finie, elle a un régime corrompu, et même si elle reçoit un chargement de pétrole, cela ne changera rien à son avenir ».
Malgré ces déclarations, aucune confirmation officielle n’a encore été donnée par les autorités cubaines, qui n’ont pas répondu à la demande de commentaires des journalistes.
En définitive, la décision de laisser entrer ce pétrolier pourrait bien être moins un geste diplomatique qu’une réponse à la souffrance immédiate d’une population qui, depuis trop longtemps, n’a plus de lumière.