
Le Roi Charles III s’apprête à traverser l’Atlantique du 27 au 30 avril 2026 pour un « state visit » — le premier de ce type depuis son accession au trône — alors que les relations Londres‑Washington sont mises à rude épreuve par la guerre en Iran.
Le déplacement coïncide avec le 250ᵉ anniversaire de l’indépendance américaine, mais il suscite de vives critiques au sein du Parlement britannique. Le Premier ministre Keir Starmer a choisi de maintenir le programme malgré les appels de certains députés, dont le chef des libéraux‑démocrates Ed Davey, qui accuse le gouvernement de manquer de « courage ».
« Envoyer le roi aux États‑Unis après que le président Trump a traité notre Marine royale de jouets est une humiliation et le signe d’un gouvernement trop faible pour affronter les intimidateurs. » – Ed Davey
De son côté, Donald Trump, qui a accueilli le monarque l’an dernier à Windsor, a exprimé son enthousiasme sur Truth Social :
« J’ai hâte de passer du temps avec le Roi, que je respecte énormément. Ce sera TERRIFIC ! »
Le président américain n’a pas caché ses reproches : il a dénoncé le refus du Royaume‑Uni de laisser les avions américains utiliser ses bases pour des opérations contre l’Iran, incitant même les pays bloqués par le détroit d’Hormuz à « prendre le détroit ».
Accompagné de la Reine Camilla, le souverain arrivera à Washington pour des cérémonies officielles, une réception à la Maison-Blanche et des rencontres avec des responsables américains. Le programme inclut également un court séjour aux Bermudes, première visite de la monarchie britannique dans ce territoire d’outre‑mer.
Cette visite, annoncée après que Starmer a remis en main propre une lettre d’invitation à Trump en février 2025, est perçue comme une tentative de désamorcer les frictions et de réaffirmer le « special relationship » entre les deux pays.
Si les critiques persistent, le rituel diplomatique pourrait bien redorer le blason d’une alliance mise à l’épreuve.
Le futur de la coopération anglo‑américaine pourrait se jouer sur le parquet de la Maison‑Blanche.