Après plus d’une dizaine de jours de paralysie, le syndicat des transporteurs routiers du Sénégal a finalement levé son mot d’ordre de grève, ouvrant la voie à la reprise progressive du trafic à l’échelle nationale.
Depuis le 30 mars, les conducteurs de camions et de bus avaient bloqué les corridors majeurs, provoquant d’importes perturbations pour les usagers et les entreprises. Les pressions se sont intensifiées jusqu’à l’intervention directe du président Bassirou Diomaye Faye, qui a reçu en soirée le président de la fédération, Alassane Ndoye. Une réunion de haut niveau, à laquelle ont participé les ministres de l’Intérieur et des Transports terrestres, a permis d’ouvrir un dialogue décisif.
« Nous appelons nos membres à reprendre le travail dans le calme et la discipline », a déclaré le secrétaire général Fallou Samb après la rencontre.
Les autorités ont annoncé plusieurs « acquis immédiats », dont la réduction du nombre de postes de contrôle à trois sur les axes principaux et des engagements pour alléger les tracasseries routières. Cependant, les informations divergent quant à la circulation nocturne :
Source 1 indique que les autorités ont donné instruction de reprendre les déplacements nocturnes, répondant ainsi à une revendication majeure des transporteurs.
Source 4, en revanche, mentionne une décision interdisant la circulation nocturne entre villes et villages, mesure déjà annoncée le mardi précédent.
Le gouvernement a réaffirmé son intention de poursuivre le dialogue afin de trouver des solutions durables, tandis que la fédération se montre prête à négocier les points restants.
La fin de la grève représente une bouffée d’air pour les millions de Sénégalais qui dépendent chaque jour du transport routier, mais la mise en œuvre concrète des mesures promises reste à surveiller de près.
Le pays attend maintenant que les promesses se traduisent en routes plus fluides et en un secteur plus stable.