
Le ton de la confrontation entre Washington, Rome et Rome italienne a changé : la Première ministre Giorgia Meloni a publiquement dénoncé les remarques du président Donald Trump à l’encontre du pape Léon XIV, qualifiant ces propos d’« inacceptables ».
Dans la soirée du 13 avril, Trump a utilisé son réseau Truth Social pour qualifier le pontife de « faible face à la criminalité » et de « catastrophique en matière de politique étrangère », après que Léon XIV a critiqué la guerre au Moyen‑Orient. Meloni, qui se positionne habituellement comme médiatrice entre les États‑Unis et l’Europe, a réagi dans un communiqué :
« Je trouve inacceptables les paroles du président Trump à l’égard du Saint‑Père », a déclaré la cheffe du gouvernement italien.
Elle a rappelé que le pape, en tant que chef de l’Église catholique, a le droit d’appeler à la paix et de condamner toute forme de guerre.
Le même jour, Léon XIV, en plein vol vers Alger pour la première visite papale en Algérie, a déclaré aux journalistes qui l’accompagnaient :
« Je ne suis pas un politicien, je n’ai pas l’intention d’entrer dans un débat avec le président Trump. Le message est toujours le même : promouvoir la paix ».
Il a ajouté ne pas « avoir peur » de l’administration Trump, insistant sur le devoir moral de l’Église de s’exprimer contre les conflits.
La Conférence épiscopale italienne a exprimé son regret face aux « propos désobligeants » de Trump, tandis que le président iranien Masoud Peze shkian a, par un tweet, condamné l’insulte au nom de l’Iran. Aucun porte‑parole officiel de la Maison‑Blanche n’a encore commenté ces échanges.
Source 1 indique que le pape a qualifié la guerre « dramatique pour l’histoire », tandis que Source 3 précise qu’il ne veut pas débattre avec Trump. Les deux versions s’accordent sur le refus d’un dialogue politique direct.
Cette rare prise de position de Meloni contre le président américain souligne une tension croissante entre le pouvoir politique et les voix morales de l’Église, alors que le conflit au Moyen‑Orient continue de polariser les acteurs internationaux.
Le débat n’est pas terminé ; les prochains discours du Vatican seront scrutés de près.