
Le chef du renseignement des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), Majid Khademi, a été abattu lors d’une frappe aérienne sur Téhéran dans la nuit du 5 au 6 avril, marquant une escalade supplémentaire dans la confrontation entre l’Iran et la coalition israélo‑américaine.
Depuis plusieurs mois, le Moyen‑Orient vit une série d’affrontements où Israël et les États‑Unis intensifient leurs opérations contre les structures militaires iraniennes. La mort récente du commandant de la marine des Gardiens, Alireza Tangsiri, fin mars, avait déjà montré la détermination de cette campagne de ciblage. Les dirigeants iraniens qualifient ces attaques de « terrorisme criminel » et les placent dans la continuité d’une lutte pour « la souveraineté » de la République.
Selon les communiqués conjoints de l’IRGC et du ministre de la Défense israélien Yoav Katz (nommé « Israël Katz » dans les sources), l’avion de combat israélien a pénétré l’espace aérien iranien et a lancé une missile qui a touché la résidence de Khademi à l’aube du 6 avril. Le service de renseignement de l’IRGC a publié sur Telegram :
« Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l’attaque terroriste criminelle de l’ennemi américano‑sioniste à l’aube aujourd’hui. »
Le ministre israélien a confirmé la responsabilité de son armée et a rappelé que « nous continuerons à les traquer un par un ».
L’Iran a qualifié l’action d’« attaque terroriste », promettant de renforcer sa défense et de poursuivre les responsables. De son côté, Israël a présenté la mort de Khademi comme une victoire stratégique, soulignant la volonté de neutraliser les chefs iraniens qu’il considère comme des menaces directes. Cette opération renforce la perception d’une guerre par procuration où chaque élimination de haut responsable augmente le risque d’une escalade plus large.
La mort de Majid Khademi vient ainsi s’inscrire dans une dynamique de représailles réciproques qui pourrait redéfinir les équilibres de pouvoir au cœur du conflit. Le prochain mouvement de chaque camp sera scruté de près, car il pourrait bien déterminer la suite du jeu dangereux qui se joue aujourd’hui.