
Le président Donald Trump a lancé lundi un plan d’urgence baptisé Project Freedom pour sortir les navires bloqués dans le détroit d’Hormuz, déclenchant une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran.
Selon le communiqué de Trump sur Truth Social, les États‑Unis commenceront dès le 4 mai à guider les cargos et pétroliers « en détresse » hors du détroit, qu’il décrit comme une « opération humanitaire ». La mission sera soutenue par 15 000 militaires, plus de 100 avions terrestres et navals, des destroyers à missiles guidés et des plateformes sans pilote. L’amiral Brad Cooper, commandant de CENTCOM, a déclaré :
« Notre soutien à cette mission défensive est essentiel pour la sécurité régionale et l’économie mondiale, tout en maintenant le blocus naval. »
Le même jour, un porte‑voix du Kremlin iranien a précisé que les forces américaines « ne fourniront pas d’escorte navale », mais resteront en position pour défendre le secteur et transmettre des informations d’évitement des mines iraniennes.
Le commandement unifié des forces armées iraniennes, dirigé par Ali Abdollahi, a rapidement rétorqué que toute intrusion « agressive » serait « réprimée durement ». Il a rappelé que la sécurité du détroit était sous le contrôle de Téhéran et a menacé d’attaquer toute force étrangère s’aventurant dans la zone.
Parallèlement, l’Iran a indiqué avoir reçu une réponse américaine à sa proposition de 14 points via le Pakistan et l’examine ; Washington aurait cependant jugé cette offre « inacceptable », comme l’a affirmé Trump dans une interview.
« Si ce processus humanitaire est entravé, il faudra y répondre par la force. »
L’International Maritime Organization estime que des centaines de navires – soit environ 20 000 marins – restent bloqués, tandis que les cours du pétrole restent stables autour de 100 $ le baril. Les marchés actions ont légèrement progressé, reflétant l’espoir d’une reprise du trafic maritime, même si la levée officielle du blocus reste incertaine.
Le détroit d’Hormuz, déjà paralysé depuis plus de deux mois, pourrait bientôt voir ses eaux à nouveau traversées, mais la tension entre les forces américaines et iraniennes laisse présager de nouveaux affrontements.