
Les tensions entre Friedrich Merz et le président Donald Trump éclatent à nouveau, mais le chancelier allemand insiste : aucune de leurs disputes ne justifie le retrait de troupes américaines d’Allemagne.
Dans une interview à ARD, Merz a reconnu devoir accepter que le président américain « ait une vision différente », tout en rappelant que les États‑Unis restent « des partenaires importants ». Il a rappelé ses critiques précédentes concernant la planification militaire américaine en Iran, qualifiant les négociations de « embarrassées ». En réponse, Trump a qualifié Merz de dirigeant « inefficace ».
« Je dois accepter que le président américain ait une vision différente de la nôtre, mais cela ne change rien à l’importance de notre partenariat », a déclaré Merz.
Le même jour, les autorités américaines ont annoncé une réduction de 5 000 soldats dans leur plus grande base européenne, en Allemagne. Cette mesure annule le projet, initié sous l’administration Joe Biden, de déployer un bataillon équipé de missiles Tomahawk à longue portée. Berlin avait soutenu ce déploiement comme un puissant moyen de dissuasion face à la Russie, tandis que l’Europe développe progressivement ses propres systèmes.
Merz a souligné que Trump n’avait jamais confirmé ce plan et a douté que les États‑Unis renoncent à ces armes, ajoutant que, selon lui, « les Américains n’en possèdent pas assez eux‑mêmes en ce moment ». Il a aussi déclaré qu’il n’existait « aucun lien » entre la dispute bilatérale et le retrait des troupes.
Le retrait affaiblit la présence militaire américaine en Europe, un point déjà critiqué par Trump, qui depuis son premier mandat incite les pays européens à assumer davantage de responsabilités en matière de sécurité. Pour Berlin, la perte du bataillon Tomahawk représente un revers stratégique dans son effort de renforcer la dissuasion contre la Russie, alors même que l’OTAN reste le cadre principal de la coopération transatlantique.
En résumé, malgré leurs différends personnels, Merz maintient que la relation germano‑américaine reste cruciale, même si Washington redessine sa posture militaire en Europe.